Chères Éviscérées,
Chers Éviscérés,
Aujourd’hui, on fait une place toute métallique à un auteur et que vous connaissez surement pour l’avoir lu dans Agonies et Écorché : Jonathan Reynolds. Son nouveau roman sort le 18 juin prochain. J’ai eu le plaisir de lire ce roman en avance, voici ce que j’en ai pensé :
Abîmes, de Jonathan Reynolds, est un roman fantastique noir, aussi noir que le plus noir métal. On y découvre L'Abîme, un mystérieux groupe de black métal qui cache un sombre secret. J'ai adoré ce roman à la structure atypique, avec tous ces points de vue qui montrent les différentes facettes de la déchéance de L'Abîme, et de ces personnages typiques de la scène métal qui m'ont rappelé des souvenirs de shows et d'amis métaleux. Pour amateurs de terreur, de fantastique à saveur très québécoise... ou de métal !
Et maintenant, Jonathan a répondu au questionnaire d’Éviscération!
Qui es-tu, Jonathan Reynolds?
Je m’appelle Jonathan Reynolds, oui, oui, Jonathan comme le goéland et Reynolds comme Burt… ou comme le papier d’aluminium. Je suis né à Bromptonville, dans la belle région de l’Estrie. J’ai quelques chapeaux sur ma petite tête. En voici les principaux : auteur (jeunesse et adulte), coordonnateur de la revue Solaris, ainsi que co-fondateur et co-éditeur des éditions Les Six Brumes.
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre?
Mes deux plus récents livres sont :
1) un roman de fantastique horrifique, Abîmes, publié aux éditions Alire, qui vise un public adulte. L’histoire se déroule dans le milieu de la musique Métal au Québec. Y a-t-il des lecteurs(trices) métalleux(ses) dans la salle?
2) un roman d’épouvante qui s’adresse aux lecteurs de 9 ans et plus, Terrible Voisin, publié dans la collection Frissons, raconte l’histoire de Julien qui a toujours eu une peur bleue des araignées. Peu après son arrivée dans un nouveau quartier, on lui raconte une histoire terrifiante. Son voisin, surnommé Monsieur Arachnide piégerait ses victimes pour ensuite les dévorer…
Quel est le roman qui a le plus inspiré ton travail ?
C’est une question difficile parce que plusieurs auteurs ou titres me viennent en tête, H. P. Lovecraft, Stephen King, Patrick Senécal, Frédérick Durand… mais je répondrai : La Peau blanche, de Joël Champetier qui contient « tous les ingrédients » que je recherche dans une histoire de peur : des personnages vraisemblables, bien définis, bien ancrés dans leur quotidien, quotidien qui se retrouve subtilement, et progressivement, chamboulé par l’arrivée d’un paranormal qui, pourtant, semble bel et bien appartenir à notre monde et ce, depuis longtemps. Une histoire d’amour qui nous fait grincer des dents par moments. Une réflexion sur notre société, sur notre culture, sur ce qui nous définit en tant qu’être humain. Quelques scènes de violence mais pas trop, ce qui fait qu’on s’en souvient. Et une finale en teinte de gris, ouverte, qui abandonne habilement le lecteur avec ses doutes, ses suppositions… Quand j’avais lu La Peau blanche pour la première fois, à l’automne 2000, j’avais compris qu’une histoire de peur fonctionne encore mieux quand l’intrigue repose sur des personnages attachants et vrais (pas besoin d’une enquête complexe ou de monstres spectaculaires), des personnages près de soi.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
Bonne question! Je me rends compte que je ne me la suis jamais posée. Hum… Ce serait sans doute un livre avec la nostalgie de l’enfance/adolescence à la Nuit d’été de Dan Simmons, Le Mystère du lac de Robert R. McCammon, Je suis ta nuit de Loïc LeBorgne, L’Amie mortelle de Diana Henstell, avec l’ambiance de mystère, où on ne voit que la pointe de l’iceberg mais on devine toute l’horreur enfouie, comme dans La Conspiration des ténèbres de Theodore Rosrak, Sur le Seuil de Patrick Senécal et Au rendez-vous des courtisans glacés de Frédérick Durand. Dans ces romans, on touche un côté, hum… je dirais, sacré, presque mystique, comme si on entrevoit, on effleure cet autre côté sans jamais y aller… parce que ce serait trop terrible. Un début d’intrigue chaleureux avec des personnages attachants, l’intrusion du fantastique, une « enquête » pour comprendre sans jamais pleinement trouver la réponse, puis une pointe d’horreur. Ce serait peut-être un roman qui réunirait tout ça : le drame, l’étrange, le fantastique, l’horreur. Je ne sais pas si ma réponse est suffisamment claire mais dans ma tête, alors que j’écris ces mots, ça fait du sens.
En quelques lignes, imagine une scène d'horreur.
J’entre dans le commerce Aux semelles divines, les pieds meurtris. Je me mords la lèvre pour ne pas grogner de douleur. On dirait que je marche sur des braises ardentes depuis des heures. Je dois finalement avouer que Lydia a raison. Combien de fois m’a-t-elle répété : « Katy chérie, pourquoi tu t’entêtes à garder tes vieux Converse? Tu vas te scraper les pieds si ça continue… ». Je sais, je sais, mais ces chaussures sont le dernier cadeau que ma mère m’a donné avant sa mort.
Je les porte à chaque jour depuis. Et ce n’est que dernièrement que la douleur a commencé à me dévorer les pieds.
Vraiment, cette boutique tombe à point! Parmi tous les souliers qui tapissent les murs de la pièce étroite, j’en trouverai une paire qui me convient, j’en suis sûre! Et je conserverai les Conserve en souvenir de ma mère dans mon placard.
— Je peux vous aider, mademoiselle? me demande un petit homme à la moustache taillée avec précision, derrière son comptoir.
— J’ai besoin de souliers… confortables.
Le vendeur considère mes Converse sales et troués d’un bref coup d’œil, que je devine condescendant. Et sans même me demander ma pointure ou mes goûts, il disparaît derrière un rideau de tissu qui doit mener, je le devine, vers l’arrière-boutique. En moins de deux minutes, il en revient avec une boite de bois. Je remarque qu’il boite. Il s’agenouille devant moi – mes narines captent alors son odeur de sueur rance – puis ouvre la boite. À l’intérieur, je vois une paire d’espadrilles dont je ne parviens pas à déterminer ni la couleur, qui semble changer à chaque seconde, ni les matériaux… on dirait que ces espadrilles sont à la fois physiques et immatériels.
Les questions qui se bousculent soudain dans mon esprit s’étouffent dans ma gorge nouée. Mes mains tremblantes effleurent les espadrilles qui deviennent translucides. Je sens un picotement sur le bout de mon doigt, d’abord subtil, puis de plus en plus envahissant. Une chaleur se répand dans ma main, mon bras, puis dans tout mon corps, une chaleur qui me rappelle le désir intense qui m’avait envahie la première fois que Lydia m’avait embrassée avec passion.
— Pourquoi ne les chaussez-vous pas, mademoiselle? murmure l’homme.
Les mains moites et le cœur battant plus rapidement, je saisis sans plus attendre une première espadrille qui emprunte la couleur de ma peau. Elle est légère et douce au toucher, un peu comme les cuisses de Lydia. Je la dépose au sol et me dépêche à enlever les vieilles Converse inconfortable et malodorante. Je glisse enfin le pied nu dans cette espadrille à la semelle chaude et… humide? Une douleur intense me saisit à la cheville, comme des lames de rasoir!
La créature aux crocs tranchants dévore mon pied pendant que le petit vendeur semble se régaler de ma souffrance.
— Mangez mes petits, vous n’avez pas eu de la chair aussi fraîche depuis bien trop longtemps.
---
Rien de mieux qu’une bonne collation signée Reynolds pour terminer la journée! Haha!
À bientôt, chers éviscérés!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
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Éviscération 044 – Les recoins étranges de l’Univers selon Éric Gauthier
Bonjour chère Éviscérée, cher Éviscéré,
J’espère que votre bibliothèque s’est bien garnie de romans d’horreur depuis la dernière fois, je le sais, trop lointaine, où nous nous sommes entretenus ensemble. Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui vous aurez la chance de découvrir l’univers parfois sinistre, parfois comique, d’un auteur que toute l’équipe de La Maison des viscères adore, le conteur et auteur Éric Gauthier. Vous l’avez peut-être découvert dans notre collectif Bizarro. Il nous parle ici, entre autres, de son plus récent roman Le Saint Patron des plans foireux.
Qui es-tu?
Je suis quelqu'un qui a toujours été fasciné et attiré par les recoins étranges de l'existence. Ça fait longtemps déjà que je puise dans mes diverses obsessions pour créer des histoires, que je publie sur papier ou raconte sur scène -- ou les deux, pour certaines histoires. Et tout comme j'oscille entre l'écrit et l'oral, je me rends compte que j'oscille aussi entre le sinistre et le comique. Avec l'étrange comme point commun: quand je me sens sinistre, je suis moins porté vers les tueurs en série et plus vers les fantômes et les hôtels happés par des anomalies spatiales (vous n'avez pas lu Bizarro? il n'est pas trop tard). Dans le comique, je tends vers l'humour absurde et les images inattendues.
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre?
Je ne peux pas arrêter d'en parler! Ça s'appelle Le Saint Patron des plans foireux -- titre mémorable que j'ai obtenu en... demandant à ma blonde. Mais le roman lui-même est de moi. C'est l'histoire de Sigouin, un vétéran des combines louches qui en entreprend une grosse: acheminer à un riche acheteur montréalais une spectaculaire relique volée. Il s'agit du squelette d'un saint, rien de moins, décoré de riches habits et de pierres précieuses. Sigouin ne l'a pas eu facile dernièrement, mais tout semble fonctionner cette fois-ci... jusqu'à ce qu'on lui vole la relique et qu'on la réanime. En essayant de sauver sa combine, il doit composer avec une étudiante aussi astucieuse que lui, un frère plus retors que lui, et des criminels nettement plus redoutables que lui... sans compter le squelette et ses disciples. C'est tour à tour drôle, inquiétant, touchant, philosophique, relax et frénétique.
Quel est le roman/livre/quelque chose d’autre qui a le plus inspiré ton travail?
Il y en a tant! Pour le nouveau roman en particulier, je lève mon chapeau à Paul Koudounaris, dont l'article puis le livre au sujet des saints des catacombes m'ont inspiré le personnage du squelette. Allez voir ses photos sur empiredelamort.com, ça vaut le détour.
Pour mon travail en général... Disons "A Sound of Thunder" de Ray Bradbury, lu au début du secondaire dans un manuel de français, en version traduite et probablement édulcorée et pourtant suffisante pour cimenter mon amour des littératures de l'imaginaire. Aussi, Mort de Terry Pratchett, une histoire autour d'un squelette justement, par laquelle j'ai découvert un auteur remarquable autant pour son humour que pour son sérieux.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
C'est un roman d'épouvante sans illustration de couverture, avec un titre cryptique; une histoire de hantise qui fait voir le monde d'un autre oeil quand on ressort de sa lecture. Je dévore le livre quasi d'une traite et découvre qu'il manque les dernières pages. Chaque nuit par la suite, je rêve que je trouve ces pages et les lis; chaque nuit, elles sont différentes. Chaque matin, je m'éveille troublé par une fin dont je ne me rappelle pourtant aucun détail.
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur.
Le visage à la fenêtre est blême, crevassé, trop large. Humain mais pas vraiment. Il vous fixe de ses grands yeux noirs qui ne clignent pas. Avant, c'était rarement; dernièrement, vous le voyez chaque nuit. Vous vous efforcez de l'ignorer. Vous fermez les yeux et vous concentrez sur la respiration à côté de vous dans le lit. Enfin, le sommeil vous emporte.
Vous vous éveillez. Il fait toujours nuit. Le visage est à la porte de la chambre: blême, crevassé, trop large, taché de sang. Humain mais pas vraiment, tout comme le grand corps à peine visible derrière. À côté de vous, le lit est vide. Vous appelez: personne ne répond, personne n'accourt. Seul le visage est là, qui mâche et qui vous fixe de ses grands yeux noirs qui ne clignent pas.
Vous vous efforcez de l'ignorer. Vous fermez les yeux.
- - -
Que dire de plus à la suite de cette lecture, sauf, peut-être, bonne nuit…
Dors bien chère Éviscérée, cher Éviscéré.
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
J’espère que votre bibliothèque s’est bien garnie de romans d’horreur depuis la dernière fois, je le sais, trop lointaine, où nous nous sommes entretenus ensemble. Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui vous aurez la chance de découvrir l’univers parfois sinistre, parfois comique, d’un auteur que toute l’équipe de La Maison des viscères adore, le conteur et auteur Éric Gauthier. Vous l’avez peut-être découvert dans notre collectif Bizarro. Il nous parle ici, entre autres, de son plus récent roman Le Saint Patron des plans foireux.
Qui es-tu?
Je suis quelqu'un qui a toujours été fasciné et attiré par les recoins étranges de l'existence. Ça fait longtemps déjà que je puise dans mes diverses obsessions pour créer des histoires, que je publie sur papier ou raconte sur scène -- ou les deux, pour certaines histoires. Et tout comme j'oscille entre l'écrit et l'oral, je me rends compte que j'oscille aussi entre le sinistre et le comique. Avec l'étrange comme point commun: quand je me sens sinistre, je suis moins porté vers les tueurs en série et plus vers les fantômes et les hôtels happés par des anomalies spatiales (vous n'avez pas lu Bizarro? il n'est pas trop tard). Dans le comique, je tends vers l'humour absurde et les images inattendues.
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre?
Je ne peux pas arrêter d'en parler! Ça s'appelle Le Saint Patron des plans foireux -- titre mémorable que j'ai obtenu en... demandant à ma blonde. Mais le roman lui-même est de moi. C'est l'histoire de Sigouin, un vétéran des combines louches qui en entreprend une grosse: acheminer à un riche acheteur montréalais une spectaculaire relique volée. Il s'agit du squelette d'un saint, rien de moins, décoré de riches habits et de pierres précieuses. Sigouin ne l'a pas eu facile dernièrement, mais tout semble fonctionner cette fois-ci... jusqu'à ce qu'on lui vole la relique et qu'on la réanime. En essayant de sauver sa combine, il doit composer avec une étudiante aussi astucieuse que lui, un frère plus retors que lui, et des criminels nettement plus redoutables que lui... sans compter le squelette et ses disciples. C'est tour à tour drôle, inquiétant, touchant, philosophique, relax et frénétique.
Quel est le roman/livre/quelque chose d’autre qui a le plus inspiré ton travail?
Il y en a tant! Pour le nouveau roman en particulier, je lève mon chapeau à Paul Koudounaris, dont l'article puis le livre au sujet des saints des catacombes m'ont inspiré le personnage du squelette. Allez voir ses photos sur empiredelamort.com, ça vaut le détour.
Pour mon travail en général... Disons "A Sound of Thunder" de Ray Bradbury, lu au début du secondaire dans un manuel de français, en version traduite et probablement édulcorée et pourtant suffisante pour cimenter mon amour des littératures de l'imaginaire. Aussi, Mort de Terry Pratchett, une histoire autour d'un squelette justement, par laquelle j'ai découvert un auteur remarquable autant pour son humour que pour son sérieux.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
C'est un roman d'épouvante sans illustration de couverture, avec un titre cryptique; une histoire de hantise qui fait voir le monde d'un autre oeil quand on ressort de sa lecture. Je dévore le livre quasi d'une traite et découvre qu'il manque les dernières pages. Chaque nuit par la suite, je rêve que je trouve ces pages et les lis; chaque nuit, elles sont différentes. Chaque matin, je m'éveille troublé par une fin dont je ne me rappelle pourtant aucun détail.
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur.
Le visage à la fenêtre est blême, crevassé, trop large. Humain mais pas vraiment. Il vous fixe de ses grands yeux noirs qui ne clignent pas. Avant, c'était rarement; dernièrement, vous le voyez chaque nuit. Vous vous efforcez de l'ignorer. Vous fermez les yeux et vous concentrez sur la respiration à côté de vous dans le lit. Enfin, le sommeil vous emporte.
Vous vous éveillez. Il fait toujours nuit. Le visage est à la porte de la chambre: blême, crevassé, trop large, taché de sang. Humain mais pas vraiment, tout comme le grand corps à peine visible derrière. À côté de vous, le lit est vide. Vous appelez: personne ne répond, personne n'accourt. Seul le visage est là, qui mâche et qui vous fixe de ses grands yeux noirs qui ne clignent pas.
Vous vous efforcez de l'ignorer. Vous fermez les yeux.
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Que dire de plus à la suite de cette lecture, sauf, peut-être, bonne nuit…
Dors bien chère Éviscérée, cher Éviscéré.
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Éviscération 040 – Pas mort!
Bonjour chers éviscérés!
Ben non, Éviscération n’est pas mort. Il est bien vivant, ou au minimum mort-vivant! On a juste un éditeur bien occupé par la sortie de Quinze croix pour le lys rouge cet automne, par la révision de son prochain roman d’horreur Pornovores (c’est fini et il sera en librairie dans quelques semaines!) et par d’autres activités professionnelles fort prenantes qui n’ont pas rapport avec les livres d’horreur. Au cours des derniers mois, j’ai accumulé des informations que je voulais vous transmettre.
Commençons par le plus important.
La fin de la revue Clair/Obscur
Depuis plusieurs années, la revue Clair/Obscur fait partie intégrante du paysage horrifique québécois. Revue papier puis magazine web, Clair/Obscur a promu la littérature d’horreur québécoise avec un enthousiasme contagieux. Je remercie sincèrement Anne-Marie Bouthillier, qui s’est donnée corps et âme pour faire de ce projet la réussite qu’il a été. Cependant, toute bonne chose a une fin et l’éditrice a récemment annoncé que le projet était terminé. Ce fut une belle aventure! Au nom de la communauté de l’horreur du Québec, je remercie Anne-Marie et son équipe pour leur excellent travail.
« Quinze croix pour le lys rouge » dans Horreur Québec
La première critique du nouveau roman de Frédérick Durand a paru récemment dans le magazine web Horreur Québec. On en dit de belles choses : « Quinze croix pour le lys rouge infuse le paysage littéraire d’horreur du Québec de sang neuf avec l’enthousiasme d’une hémorragie. » Pour voir leur critique complète, visitez leur site.
L’horreur pure chez Filles de joual
En octobre dernier, j’ai donné une entrevue aux blogueuses de Filles de joual. Elles ont aussi passé en revue nos quatre anthologies. Voici une série de liens vous permettant de consulter les différents articles. Voici donc l’entrevue la plus récente sur le passé, le présent et le futur de La Maison des viscères!
Ben non, Éviscération n’est pas mort. Il est bien vivant, ou au minimum mort-vivant! On a juste un éditeur bien occupé par la sortie de Quinze croix pour le lys rouge cet automne, par la révision de son prochain roman d’horreur Pornovores (c’est fini et il sera en librairie dans quelques semaines!) et par d’autres activités professionnelles fort prenantes qui n’ont pas rapport avec les livres d’horreur. Au cours des derniers mois, j’ai accumulé des informations que je voulais vous transmettre.
Commençons par le plus important.
La fin de la revue Clair/Obscur
Depuis plusieurs années, la revue Clair/Obscur fait partie intégrante du paysage horrifique québécois. Revue papier puis magazine web, Clair/Obscur a promu la littérature d’horreur québécoise avec un enthousiasme contagieux. Je remercie sincèrement Anne-Marie Bouthillier, qui s’est donnée corps et âme pour faire de ce projet la réussite qu’il a été. Cependant, toute bonne chose a une fin et l’éditrice a récemment annoncé que le projet était terminé. Ce fut une belle aventure! Au nom de la communauté de l’horreur du Québec, je remercie Anne-Marie et son équipe pour leur excellent travail.
« Quinze croix pour le lys rouge » dans Horreur Québec
La première critique du nouveau roman de Frédérick Durand a paru récemment dans le magazine web Horreur Québec. On en dit de belles choses : « Quinze croix pour le lys rouge infuse le paysage littéraire d’horreur du Québec de sang neuf avec l’enthousiasme d’une hémorragie. » Pour voir leur critique complète, visitez leur site.
L’horreur pure chez Filles de joual
En octobre dernier, j’ai donné une entrevue aux blogueuses de Filles de joual. Elles ont aussi passé en revue nos quatre anthologies. Voici une série de liens vous permettant de consulter les différents articles. Voici donc l’entrevue la plus récente sur le passé, le présent et le futur de La Maison des viscères!
- Entrevue avec Frédéric Raymond, l’éditeur de La Maison des viscères
- Critique de Agonies (le coup de cœur!)
- Critique de Exodes
- Critique de Bizarro
- Critique de Écorché
Je crois que c’est assez pour ce Éviscération! Je vous reviens bientôt avec d’autres nouvelles d’horreur!
Éviscération 038 – Pornovores!
La beauté du questionnaire d’Éviscération, c’est qu’on peut y répondre même si on l’a conçu, et que ce n’est même pas bizarre. Voici donc mes réponses, dans lesquelles je parle de mon prochain roman pour adultes : Pornovores.
Vous pouvez réserver votre exemplaire dès maintenant, car c’est la prévente 2018 des Six Brumes.
Qui es-tu?
Je suis Frédéric Raymond. Vous me connaissez déjà comme éditeur de La Maison des viscères; celui qui vous écrit tous les mois dans Éviscération. Je suis aussi l’auteur du roman d’horreur pour adultes Jardin de chair, l’histoire d’une cannibale dépressive qui tombe enceinte. Pour les plus jeunes, j’ai écrit la série d’horreur La rue du Lac-Frisson, dont le tome 2, La tourbière des cauchemars, vient tout juste de sortir en librairie. Le tome 1, L’arbre maléfique, était parmi les 10 livres en lice pour le prix Tamarac de l’Association des librairies de l’Ontario. Outre mes livres, je suis aussi professeur et chercheur en microbiologie, bio-informatique et nutrition à l’Université Laval. Mon prochain livre n’a presque aucun lien avec ça!
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre, Pornovores?
Mon prochain livre s’intitule Pornovores. Ça raconte l’histoire d’une compagnie de production de films pour adultes qui s’installe dans des bureaux hantés. Cependant, ce n’est pas seulement un roman d’horreur érotique, c’est aussi un roman d’amour. Vous voyez, la compagnie de production a été fondée par Erin Pink, une actrice érotique qui voulait prendre sa carrière en main. Elle installe ses bureaux dans un édifice commercial de Québec, en face de ceux d’une compagnie d’informatique. C’est là qu’elle rencontre Pierre-Alexandre, un informaticien très sympathique. Cependant, il y a quelque chose qui sommeille entre les murs de l’immeuble et qui est sur le point de se réveiller… Vous pouvez imaginer ce qui se passe ensuite, mais je vous dis qu’il y a de l’amour dans l’air!
Quel est le roman qui a le plus inspiré ton travail?
Quand j’ai eu l’idée pour Pornovores, je voulais m’inspirer des travaux d’Edward Lee, un auteur super gore qui mélange sauvagement l’érotisme et l’horreur pour déranger les lecteurs. Cependant, quand j’ai commencé à réviser le livre, j’ai réalisé que la vraie inspiration derrière ce roman était Hellraiser (tiré du roman The Hellbound Heart), de Clive Barker. Hellraiser n’est-il pas une histoire de désir et d’obsession horrifique? C’est un peu le genre d’émotions qui est au cœur de Pornovores. Amour, jalousie, déception, désir… Tout ça au cœur d’une histoire d’horreur érotique. Ça ne peut que bien finir, n’est-ce pas?
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
C’est un roman d’horreur, le plus terrifiant que je lirai dans ma vie. La prose est poétique et érotique. Les scènes d’horreur sont magnifiques. Les personnages sont vraiment humains. On les aime tous autant qu’ils sont, et on comprend leur nature profonde. Au travers de tout ça, il y a des notions de mathématiques et de biologie qui font réfléchir à ces concepts dans un contexte auquel personne n’a jamais pensé. Il y a même quelques équations, mais qui sont toujours justifiées et servent à l’histoire. Une sorte d’hybride entre Clive Barker et Neal Stephenson.
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur.
La mère serre sa petite de deux ans dans ses bras. Elles sont blotties l’une contre l’autre dans un garde-robe. La porte patio explose et les créatures pénètrent dans la maison. La petite se met à gigoter. Elle est tannée d’être dans les bras de sa mère. Elle va piquer une crise. La mère essaie de la rassurer, mais qui peut vraiment contrôler les crises d’une enfant de deux ans?
Cliquez ici pour réserver votre exemplaire de Pornovores, sortie prévue cet automne.
À bientôt!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Vous pouvez réserver votre exemplaire dès maintenant, car c’est la prévente 2018 des Six Brumes.
Qui es-tu?
Je suis Frédéric Raymond. Vous me connaissez déjà comme éditeur de La Maison des viscères; celui qui vous écrit tous les mois dans Éviscération. Je suis aussi l’auteur du roman d’horreur pour adultes Jardin de chair, l’histoire d’une cannibale dépressive qui tombe enceinte. Pour les plus jeunes, j’ai écrit la série d’horreur La rue du Lac-Frisson, dont le tome 2, La tourbière des cauchemars, vient tout juste de sortir en librairie. Le tome 1, L’arbre maléfique, était parmi les 10 livres en lice pour le prix Tamarac de l’Association des librairies de l’Ontario. Outre mes livres, je suis aussi professeur et chercheur en microbiologie, bio-informatique et nutrition à l’Université Laval. Mon prochain livre n’a presque aucun lien avec ça!
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre, Pornovores?
Mon prochain livre s’intitule Pornovores. Ça raconte l’histoire d’une compagnie de production de films pour adultes qui s’installe dans des bureaux hantés. Cependant, ce n’est pas seulement un roman d’horreur érotique, c’est aussi un roman d’amour. Vous voyez, la compagnie de production a été fondée par Erin Pink, une actrice érotique qui voulait prendre sa carrière en main. Elle installe ses bureaux dans un édifice commercial de Québec, en face de ceux d’une compagnie d’informatique. C’est là qu’elle rencontre Pierre-Alexandre, un informaticien très sympathique. Cependant, il y a quelque chose qui sommeille entre les murs de l’immeuble et qui est sur le point de se réveiller… Vous pouvez imaginer ce qui se passe ensuite, mais je vous dis qu’il y a de l’amour dans l’air!
Quel est le roman qui a le plus inspiré ton travail?
Quand j’ai eu l’idée pour Pornovores, je voulais m’inspirer des travaux d’Edward Lee, un auteur super gore qui mélange sauvagement l’érotisme et l’horreur pour déranger les lecteurs. Cependant, quand j’ai commencé à réviser le livre, j’ai réalisé que la vraie inspiration derrière ce roman était Hellraiser (tiré du roman The Hellbound Heart), de Clive Barker. Hellraiser n’est-il pas une histoire de désir et d’obsession horrifique? C’est un peu le genre d’émotions qui est au cœur de Pornovores. Amour, jalousie, déception, désir… Tout ça au cœur d’une histoire d’horreur érotique. Ça ne peut que bien finir, n’est-ce pas?
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
C’est un roman d’horreur, le plus terrifiant que je lirai dans ma vie. La prose est poétique et érotique. Les scènes d’horreur sont magnifiques. Les personnages sont vraiment humains. On les aime tous autant qu’ils sont, et on comprend leur nature profonde. Au travers de tout ça, il y a des notions de mathématiques et de biologie qui font réfléchir à ces concepts dans un contexte auquel personne n’a jamais pensé. Il y a même quelques équations, mais qui sont toujours justifiées et servent à l’histoire. Une sorte d’hybride entre Clive Barker et Neal Stephenson.
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur.
La mère serre sa petite de deux ans dans ses bras. Elles sont blotties l’une contre l’autre dans un garde-robe. La porte patio explose et les créatures pénètrent dans la maison. La petite se met à gigoter. Elle est tannée d’être dans les bras de sa mère. Elle va piquer une crise. La mère essaie de la rassurer, mais qui peut vraiment contrôler les crises d’une enfant de deux ans?
Cliquez ici pour réserver votre exemplaire de Pornovores, sortie prévue cet automne.
À bientôt!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Éviscération 037 – Le verglas n’a jamais cessé pour Carl Rocheleau
Carl Rocheleau est l’auteur des romans Benoît (de la série Cobayes), Parfaite (de la collection « Tabou ») et L’enlèvement, tous trois chez De Mortagne. Il a aussi écrit des livres pour la jeunesse.
Son prochain livre, Soleil de glace, est en prévente chez Les Six Brumes.
Carl a répondu pour vous au questionnaire d’Éviscération.
Qui es-tu?
Carl Rocheleau, papa, prof et auteur, dans cet ordre.
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre?
Soleil de glace est le colligé de deux livres : L’Aquilon, déjà paru aux Six Brumes, et L’Albatroce, la L’Aquilon, où l’on découvre ce qui est arrivé aux survivants de l’hiver éternel. Le récit se passe présentement, à la différence que l’hiver n’est jamais reparti depuis le verglas de 1998. On retrouve des personnages auxquels on s’était attaché dans la première novella, et on en découvre de nouveaux. C’est une uchronie, de la SF d’anticipation avec une touche de gore juste ce qu’il faut et des personnages tordus, fêlés par l’hiver éternel.
suite inédite de
Qu'est-ce qui a le plus inspiré ton travail?
C’est mon bénévolat pendant le verglas qui a inspiré la première partie. Et c’est L’Aquilon qui a inspiré L’Albatroce. J’avoue qu’en écrivant le plan, je n’arrêtais pas de penser à la série Lost. Et j’écoutais du Baby Metal.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
Oh! Un roman qui ne finit jamais, mais qui me surprend chaque jour avec de nouvelles émotions! Vraiment, genre, tristesse, colère, dégout, rire, étonnement. Tout. Et je veux qu’il joue de la musique de circonstance pour chaque passage.
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur.
Tu veux une scène d’horreur? Mets les nouvelles, ils font ça mieux que moi. ;)
N’oubliez pas de participer à la prévente des Six Brumes pour les aider à réaliser leurs publications de 2018!
La semaine prochaine, je vous parle d’horreur érotique alors que je réponds moi-même au questionnaire que j’ai conçu pour Éviscération!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Son prochain livre, Soleil de glace, est en prévente chez Les Six Brumes.
Carl a répondu pour vous au questionnaire d’Éviscération.
Qui es-tu?
Carl Rocheleau, papa, prof et auteur, dans cet ordre.
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre?
Soleil de glace est le colligé de deux livres : L’Aquilon, déjà paru aux Six Brumes, et L’Albatroce, la L’Aquilon, où l’on découvre ce qui est arrivé aux survivants de l’hiver éternel. Le récit se passe présentement, à la différence que l’hiver n’est jamais reparti depuis le verglas de 1998. On retrouve des personnages auxquels on s’était attaché dans la première novella, et on en découvre de nouveaux. C’est une uchronie, de la SF d’anticipation avec une touche de gore juste ce qu’il faut et des personnages tordus, fêlés par l’hiver éternel.
suite inédite de
Qu'est-ce qui a le plus inspiré ton travail?
C’est mon bénévolat pendant le verglas qui a inspiré la première partie. Et c’est L’Aquilon qui a inspiré L’Albatroce. J’avoue qu’en écrivant le plan, je n’arrêtais pas de penser à la série Lost. Et j’écoutais du Baby Metal.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
Oh! Un roman qui ne finit jamais, mais qui me surprend chaque jour avec de nouvelles émotions! Vraiment, genre, tristesse, colère, dégout, rire, étonnement. Tout. Et je veux qu’il joue de la musique de circonstance pour chaque passage.
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur.
Tu veux une scène d’horreur? Mets les nouvelles, ils font ça mieux que moi. ;)
N’oubliez pas de participer à la prévente des Six Brumes pour les aider à réaliser leurs publications de 2018!
La semaine prochaine, je vous parle d’horreur érotique alors que je réponds moi-même au questionnaire que j’ai conçu pour Éviscération!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Éviscération 036 – Les mondes étranges de Dave Côté
Vous connaissez peut-être Dave Côté pour avoir lu « Le jardin d’Ummfrang » dans notre collectif Bizarro. Sinon, vous avez peut-être lu son roman Noir Azur ou une de ses nouvelles dans Brins d’éternité ou Solaris.
Son prochain livre, Nés comme ça, sera publié l’automne prochain par Les Six Brumes. Vous pouvez réserver votre exemplaire dès maintenant!
Voyons ce que Dave a répondu au questionnaire d’Éviscération!
Qui es-tu?
Je suis Dave Côté. J’ai publié plusieurs nouvelles dans Solaris et dans Brins d’éternité, la novella « Le jardin d’Ummfrang » dans l’anthologie Bizarro de la Maison des Viscères, et Noir Azur, un roman chez les Six Brumes.
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre?
C’est un recueil de nouvelles qui rassemble mes meilleurs textes depuis que j’ai commencé à publier. Surtout du fantastique, mais on y trouve aussi des textes absurdes ou carrément surréalistes, ainsi qu’un soupçon de s-f. Ils ont tous été retravaillés, parfois même en profondeur. Il contient aussi quatre textes inédits.
Quel est le roman/livre/qqch d’autre qui a le plus inspiré ton travail?
Mes lectures me contaminent, bien entendu, mais je peux rarement retracer l’inspiration d’un texte à quelque chose que j’ai lu. Je me souviens de quelques mangas qui m’ont marqué, et j’écoute beaucoup de musique lorsque je réfléchis à mes histoires. La musique est importante dans mon processus. Queens of the stone age, Death from above 1979, Maya Jane Cole m’ont accompagné et parfois inspiré pendant l’écriture de textes importants pour moi.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
Il parle du lien privilégié entretenu par un père de famille et un pilote professionnel de montgolfière. On suit leurs rapprochements, les tensions qui s’installent quand ils découvrent leurs différences et leurs défauts. On est charmé lorsqu’ils réussissent à rester proches malgré leurs différences, et surtout quand ils fondent leur projet commun : une collection de roches.
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur.
Il était trop tard, il le savait trop bien : le chien multiple l’avait suivi à la trace. L’odorat de l’animal maudit était trop fin. Impossible de le semer. Peter avait décidé de ne pas se laisser vaincre facilement : armé d’une hache, il attendait la meute à l’abri dans sa maison. Mais les animaux ne venaient toujours pas.
À bout de nerfs, Peter s’avança vers la porte de sa maison, s’approcha de la fenêtre. Une myriade d’yeux reflétait la faible lumière qui traversait le verre. Il pouvait aussi distinguer les pattes, toutes de la même longueur, et entendre les grognements, tous exactement semblables. Dans l’harmonie étrange créée par ce son lugubre, on pouvait presque entendre des menaces.
Saviez-vous que Dave Côté écrit aussi de la poésie?
Voici, avant de se quitter, un poème choisi juste pour les lecteurs d’Éviscération.
Son prochain livre, Nés comme ça, sera publié l’automne prochain par Les Six Brumes. Vous pouvez réserver votre exemplaire dès maintenant!
Voyons ce que Dave a répondu au questionnaire d’Éviscération!
Qui es-tu?
Je suis Dave Côté. J’ai publié plusieurs nouvelles dans Solaris et dans Brins d’éternité, la novella « Le jardin d’Ummfrang » dans l’anthologie Bizarro de la Maison des Viscères, et Noir Azur, un roman chez les Six Brumes.
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre?
C’est un recueil de nouvelles qui rassemble mes meilleurs textes depuis que j’ai commencé à publier. Surtout du fantastique, mais on y trouve aussi des textes absurdes ou carrément surréalistes, ainsi qu’un soupçon de s-f. Ils ont tous été retravaillés, parfois même en profondeur. Il contient aussi quatre textes inédits.
Quel est le roman/livre/qqch d’autre qui a le plus inspiré ton travail?
Mes lectures me contaminent, bien entendu, mais je peux rarement retracer l’inspiration d’un texte à quelque chose que j’ai lu. Je me souviens de quelques mangas qui m’ont marqué, et j’écoute beaucoup de musique lorsque je réfléchis à mes histoires. La musique est importante dans mon processus. Queens of the stone age, Death from above 1979, Maya Jane Cole m’ont accompagné et parfois inspiré pendant l’écriture de textes importants pour moi.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
Il parle du lien privilégié entretenu par un père de famille et un pilote professionnel de montgolfière. On suit leurs rapprochements, les tensions qui s’installent quand ils découvrent leurs différences et leurs défauts. On est charmé lorsqu’ils réussissent à rester proches malgré leurs différences, et surtout quand ils fondent leur projet commun : une collection de roches.
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur.
Il était trop tard, il le savait trop bien : le chien multiple l’avait suivi à la trace. L’odorat de l’animal maudit était trop fin. Impossible de le semer. Peter avait décidé de ne pas se laisser vaincre facilement : armé d’une hache, il attendait la meute à l’abri dans sa maison. Mais les animaux ne venaient toujours pas.
À bout de nerfs, Peter s’avança vers la porte de sa maison, s’approcha de la fenêtre. Une myriade d’yeux reflétait la faible lumière qui traversait le verre. Il pouvait aussi distinguer les pattes, toutes de la même longueur, et entendre les grognements, tous exactement semblables. Dans l’harmonie étrange créée par ce son lugubre, on pouvait presque entendre des menaces.
Saviez-vous que Dave Côté écrit aussi de la poésie?
Voici, avant de se quitter, un poème choisi juste pour les lecteurs d’Éviscération.
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À la semaine prochaine, où Carl Rocheleau répondra au questionnaire!
Frédéric Raymond, éditeur
P. S. : Cliquez sur l'image ci-dessous pour participer à la prévente des Six Brumes.
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Éviscération 35 – Nick Cutter Est Ici!
En l’honneur de la sortie de Little Heaven chez Alto, nous avons demandé à Nick Cutter de répondre au questionnaire de Éviscération! Comme il est anglophone, j’ai traduit ses réponses, mais la version anglaise est présentée à la suite de la traduction pour ceux que ça intéresse.
Nick Cutter, qui es-tu?
Je suis Nick Cutter! Un nom de plume, en fait. Vrai nom, Craig Davidson.
Peux-tu nous parler de Little Heaven?
Eh bien, ça parle d’un groupe de 3 mercenaires, des chasseurs de primes, qui se font engager pour ramener un garçon d’un complexe reculé appelé Little Heaven. Ça semble un contrat facile. Mais quand ils arrivent là-bas, il y a quelque chose qui cloche. Cette impression s’amplifie jusqu’à ce que l’enfer se déchaine.
Quels livres t’ont le plus influencé?
Je dirais l’œuvre de Stephen King, c’est certain.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
Le livre de mes rêves? Si tu parles de mon livre favori, c’est sans doute Ça de M. King. Il m’a toujours frappé comme étant sage, réfléchi et une magnifique évocation de ce qu’est un enfant — avec un tas de poursuites dans des égouts avec un clown en bonus!
Voilà pour les quelques mots que Nick — Craig — a partagé avec nous. Pour ma part, je suis en pleine lecture de Little Heaven et je le savoure!
Je vous laisse avec la version anglaise de ses réponses.
Who are you?
I’m Nick Cutter! A pen name, in fact. Real name, Craig Davidson.
Could you tell us more about Little Heaven?
Well, it’s about a group of 3 mercenaries, or bounty hunters, who get hired to bring a young boy back from a backwoods compound called Little Heaven. It seems like a pretty easy gig. But when they get there, it’s clear something’s very the matter. That sense increases until all hell breaks loose.
Which books have influenced you the most?
I’d say the works of Stephen King, for sure.
You discover an imaginary library and find the book of your dreams. What is it?
The book of my dreams? If you mean my favorite book, it’s likely IT by Mr. King. That always struck me as such a wise, thoughtful, and beautiful evocation of what it is to be a kid — and lots of sewers chase with a crazy clown, too!
Nick Cutter, qui es-tu?
Je suis Nick Cutter! Un nom de plume, en fait. Vrai nom, Craig Davidson.
Peux-tu nous parler de Little Heaven?
Eh bien, ça parle d’un groupe de 3 mercenaires, des chasseurs de primes, qui se font engager pour ramener un garçon d’un complexe reculé appelé Little Heaven. Ça semble un contrat facile. Mais quand ils arrivent là-bas, il y a quelque chose qui cloche. Cette impression s’amplifie jusqu’à ce que l’enfer se déchaine.
Quels livres t’ont le plus influencé?
Je dirais l’œuvre de Stephen King, c’est certain.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
Le livre de mes rêves? Si tu parles de mon livre favori, c’est sans doute Ça de M. King. Il m’a toujours frappé comme étant sage, réfléchi et une magnifique évocation de ce qu’est un enfant — avec un tas de poursuites dans des égouts avec un clown en bonus!
Voilà pour les quelques mots que Nick — Craig — a partagé avec nous. Pour ma part, je suis en pleine lecture de Little Heaven et je le savoure!
Je vous laisse avec la version anglaise de ses réponses.
Who are you?
I’m Nick Cutter! A pen name, in fact. Real name, Craig Davidson.
Could you tell us more about Little Heaven?
Well, it’s about a group of 3 mercenaries, or bounty hunters, who get hired to bring a young boy back from a backwoods compound called Little Heaven. It seems like a pretty easy gig. But when they get there, it’s clear something’s very the matter. That sense increases until all hell breaks loose.
Which books have influenced you the most?
I’d say the works of Stephen King, for sure.
You discover an imaginary library and find the book of your dreams. What is it?
The book of my dreams? If you mean my favorite book, it’s likely IT by Mr. King. That always struck me as such a wise, thoughtful, and beautiful evocation of what it is to be a kid — and lots of sewers chase with a crazy clown, too!
Éviscération 34 – De l'horreur romantique. Du verglas. De l'étrange.
Dans cet Éviscération, on vous présente la prévente des Six Brumes (avec Pornovores, le nouveau roman d’horreur pour adultes de notre éditeur!), on vous liste les gagnantes et gagnants des prix littéraires du printemps et on commente le plus récent numéro de Solaris.
Du nouveau chez Les Six Brumes
La maison d’édition Les Six Brumes a lancé leur prévente 2018. Vous pouvez commander leurs prochains livres maintenant pour aider la maison d’édition à financer les publications. Les livres seront livrés vers la fin de l’automne 2018. Voici les titres au menu :
Pornovores, de Frédéric Raymond : L’histoire d’une compagnie de films pour adultes qui s’installe dans des bureaux hantés. C’est une romance d’horreur. Frédéric Raymond est l’éditeur de La Maison des viscères et l’auteur de Jardin de chair.
Soleil de glace, de Carl Rocheleau : Après la crise du verglas, le froid n’est jamais reparti. C’est un roman de science-fiction hivernal. Carl Rocheleau est aussi l’auteur du roman Benoît, de la série Cobayes.
Nés comme ça, de Dave Côté : Des nouvelles étranges avec des personnages bizarres. Ce livre est inclassable. Dave Côté est aussi l’auteur de « Le jardin d’Ummfrang », dans notre anthologie Bizarro.
La prévente inclut aussi le roman Alizée et les Karneia, de Charlotte St-Jean-Perron, gagnante du concours Sors de ta bulle!
Contribuez à leur publication en participant à la prévente! Cliquez ici.

Gagnantes et gagnants de prix littéraires
Voici les œuvres gagnantes de prix littéraires en lien avec l’horreur, le fantastique ou la science-fiction. Bien qu’il ne s’agisse pas d’horreur, le roman De Synthèse, de Karoline Georges, gagnant d’un prix Boréal et du prix Jacques Brossard, est un de mes coups de cœur des derniers mois.
Prix Jacques Brossard
De Synthèse, de Karoline Georges, chez Alto.
Prix Aurora-Boréal
Meilleur roman : De Synthèse, de Karoline Georges, chez Alto.
Meilleure nouvelle : « La nuit aux trois démons », de Philippe-Aubert Côté, dans le collectif Horrificorama, chez Les Six Brumes.
Meilleur ouvrage connexe : Petit guide de la science-fiction au Québec, de Jean-Louis Trudel, chez Alire.
Meilleure bande dessinée : Le seigneur de Saint-Rock, de Francis Desharnais et Val Mo, chez Front Froid.
Création artistique audiovisuelle : Blade Runner 2049, de Denis Villeneuve.
Fanédition : Horizons imaginaires
Prix Solaris
« La déferlante des mères », de Luc Dagenais, dans Solaris.
Prix Horizons imaginaires
Les Rivières suivi de Les montagnes, de François Blais.
Lecture de Solaris 213
Trois nouvelles de Solaris 213 ont attiré mon attention. « Fétiches funèbres », de Martine Bourque, présente un récit gothique qui amalgame cyberpunk et magie noire. « Ma station de métro », de Dave Côté, contraste des personnages opposés dans un contexte impossible, non sans rappeler certains éléments de « Le jardin d’Ummfrang ». « L’Odeur de tes racines », de Josée Lepire, explore l’importance des racines dans un récit de science-fiction qui m’a beaucoup touché (on est loin de l’horreur ici, par contre). C’est la première fois que je lis un texte à la deuxième personne, c’est-à-dire écrit au tu, qui marche.
Dans le prochain courriel, un auteur de renommée internationale répond au questionnaire d’Éviscération!
Du nouveau chez Les Six Brumes
La maison d’édition Les Six Brumes a lancé leur prévente 2018. Vous pouvez commander leurs prochains livres maintenant pour aider la maison d’édition à financer les publications. Les livres seront livrés vers la fin de l’automne 2018. Voici les titres au menu :
Pornovores, de Frédéric Raymond : L’histoire d’une compagnie de films pour adultes qui s’installe dans des bureaux hantés. C’est une romance d’horreur. Frédéric Raymond est l’éditeur de La Maison des viscères et l’auteur de Jardin de chair.
Soleil de glace, de Carl Rocheleau : Après la crise du verglas, le froid n’est jamais reparti. C’est un roman de science-fiction hivernal. Carl Rocheleau est aussi l’auteur du roman Benoît, de la série Cobayes.
Nés comme ça, de Dave Côté : Des nouvelles étranges avec des personnages bizarres. Ce livre est inclassable. Dave Côté est aussi l’auteur de « Le jardin d’Ummfrang », dans notre anthologie Bizarro.
La prévente inclut aussi le roman Alizée et les Karneia, de Charlotte St-Jean-Perron, gagnante du concours Sors de ta bulle!
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Gagnantes et gagnants de prix littéraires
Voici les œuvres gagnantes de prix littéraires en lien avec l’horreur, le fantastique ou la science-fiction. Bien qu’il ne s’agisse pas d’horreur, le roman De Synthèse, de Karoline Georges, gagnant d’un prix Boréal et du prix Jacques Brossard, est un de mes coups de cœur des derniers mois.
Prix Jacques Brossard
De Synthèse, de Karoline Georges, chez Alto.
Prix Aurora-Boréal
Meilleur roman : De Synthèse, de Karoline Georges, chez Alto.
Meilleure nouvelle : « La nuit aux trois démons », de Philippe-Aubert Côté, dans le collectif Horrificorama, chez Les Six Brumes.
Meilleur ouvrage connexe : Petit guide de la science-fiction au Québec, de Jean-Louis Trudel, chez Alire.
Meilleure bande dessinée : Le seigneur de Saint-Rock, de Francis Desharnais et Val Mo, chez Front Froid.
Création artistique audiovisuelle : Blade Runner 2049, de Denis Villeneuve.
Fanédition : Horizons imaginaires
Prix Solaris
« La déferlante des mères », de Luc Dagenais, dans Solaris.
Prix Horizons imaginaires
Les Rivières suivi de Les montagnes, de François Blais.
Lecture de Solaris 213
Trois nouvelles de Solaris 213 ont attiré mon attention. « Fétiches funèbres », de Martine Bourque, présente un récit gothique qui amalgame cyberpunk et magie noire. « Ma station de métro », de Dave Côté, contraste des personnages opposés dans un contexte impossible, non sans rappeler certains éléments de « Le jardin d’Ummfrang ». « L’Odeur de tes racines », de Josée Lepire, explore l’importance des racines dans un récit de science-fiction qui m’a beaucoup touché (on est loin de l’horreur ici, par contre). C’est la première fois que je lis un texte à la deuxième personne, c’est-à-dire écrit au tu, qui marche.
Dans le prochain courriel, un auteur de renommée internationale répond au questionnaire d’Éviscération!
Éviscération 030 — Le Conte Interdit de Simon Rousseau
Chères éviscérées,
Chers éviscérés,
Ne restent que quelques nuits de sombres cauchemars avant les vacances de Noël. Ouf! Si vous êtes comme moi, vous êtes sans doute un peu essoufflés. Avez-vous eu le temps de profiter de notre coupon NOELGORE? Même si je ne peux plus garantir la livraison avant Noël, vous pouvez l’utiliser jusqu’au 7 janvier prochain. Si vous préférez les livres numériques, surveillez vos courriels le jour du Boxing Day!
Sur ce, je donne la parole à Simon Rousseau, auteur entre autres, du Conte Interdit Peter Pan.
Qui es-tu?
Je m’appelle Simon Rousseau, j’ai 24 ans, je viens de Trois-Rivières, mais j’habite désormais à Québec. Je suis l’auteur de Les pages perdues de Kells, de Les sacrifiés inconnus — deux romans d’enquêtes historiques — et du Conte Interdit Peter Pan, tous des romans publiés aux Éditions ADA.
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre?
Mon dernier livre — Peter Pan — fait bien sûr partie du collectif des Contes Interdits, qui remet à jour divers contes classiques en les rendant contemporains, adultes et très noirs. Les récits d’investigation étant ce que j’affectionne le plus, j’ai bien sûr transformé l’histoire du garçon qui ne vieillit jamais en une enquête morbide, bourrée de scènes pas du tout pour les enfants. Mon Capitaine Crochet est un enquêteur médisant à la retraite, ayant perdu sa main lors de la capture d’un tueur cannibale, ma Fée Clochette est une reine du crime nymphomane, mon Peter, une victime et un bourreau à la fois... Ça donne tout de suite le ton du roman.
J’ai toutefois écrit un autre roman à paraitre en avril 2018 (scoop!) qui sera aussi un polar très sombre, se déroulant majoritairement dans la région de la capitale provinciale, avec un nouvel enquêteur que je compte utiliser à nouveau pour de futurs récits! Il fera partie d’une toute nouvelle collection chez ADA, une collection se concentrant sur la publication de romans de genre pour adultes. Bien hâte de voir le résultat!
Quel est le roman qui a le plus inspiré ton travail?
Le passager, de Jean-Christophe Grangé. Ce dernier est d’ailleurs mon auteur favori. Le passager est un thriller de près de 1000 pages dans lequel les rebondissements, lorsqu’ils surviennent, vous font lâcher votre livre, tellement on ne les voit pas venir. La psychologie des personnages est aussi très profonde, fouillée, passionnante. La partie avec les sans-abris, ayoye... Je ne vous en dis pas plus! Mon but serait d’écrire, un jour, un roman pouvant arriver à la cheville de ce chef-d’œuvre du polar. Aussi, l’œuvre complète de Patrick Senécal m’a toujours inspiré, c’est indéniable.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
Wow, pas évident comme question... Probablement un roman coécrit par Edgar Allan Poe et H. P. Lovecraft. Une histoire dans laquelle le moindre détail banal peut s’avérer angoissant (Poe), mais où l’horreur se présente aussi sous des formes gigantesques, voire cosmiques, comme Lovecraft le faisait si bien... Ce serait cependant appréciable que, dans ce livre imaginaire, le créateur du Mythe de Cthulhu ne soit plus raciste. Je capoterais aussi si je pouvais mettre la main sur une toute nouvelle enquête de Sherlock Holmes, écrite par Doyle...
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur.
Ça revient un peu à du Lovecraft, mais bon. Quand je me trouve devant une immense étendue d’eau, je ne peux m’empêcher de m’imaginer qu’une immonde créature aux proportions titanesques peut se soulever à n’importe quel moment, émerger de la mer pour répandre le chaos sur terre.
Les profondeurs de l’océan m’ont toujours terrifié; il y a encore trop d’inconnu là-dessous... Imaginez-vous pouvoir plonger à une profondeur atteinte par nul autre humain, dans l’obscurité totale, muni d’une simple torche sur la tête, puis tomber nez à nez avec une entité colossale et monstrueuse, que vous venez malencontreusement de réveiller... Ouf. C’est pour ça que l’apnée, ça fait pas vraiment partie de mes passions.
Passez de joyeuses fêtes!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Chers éviscérés,
Ne restent que quelques nuits de sombres cauchemars avant les vacances de Noël. Ouf! Si vous êtes comme moi, vous êtes sans doute un peu essoufflés. Avez-vous eu le temps de profiter de notre coupon NOELGORE? Même si je ne peux plus garantir la livraison avant Noël, vous pouvez l’utiliser jusqu’au 7 janvier prochain. Si vous préférez les livres numériques, surveillez vos courriels le jour du Boxing Day!
Sur ce, je donne la parole à Simon Rousseau, auteur entre autres, du Conte Interdit Peter Pan.
Qui es-tu?
Je m’appelle Simon Rousseau, j’ai 24 ans, je viens de Trois-Rivières, mais j’habite désormais à Québec. Je suis l’auteur de Les pages perdues de Kells, de Les sacrifiés inconnus — deux romans d’enquêtes historiques — et du Conte Interdit Peter Pan, tous des romans publiés aux Éditions ADA.
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre?
Mon dernier livre — Peter Pan — fait bien sûr partie du collectif des Contes Interdits, qui remet à jour divers contes classiques en les rendant contemporains, adultes et très noirs. Les récits d’investigation étant ce que j’affectionne le plus, j’ai bien sûr transformé l’histoire du garçon qui ne vieillit jamais en une enquête morbide, bourrée de scènes pas du tout pour les enfants. Mon Capitaine Crochet est un enquêteur médisant à la retraite, ayant perdu sa main lors de la capture d’un tueur cannibale, ma Fée Clochette est une reine du crime nymphomane, mon Peter, une victime et un bourreau à la fois... Ça donne tout de suite le ton du roman.
J’ai toutefois écrit un autre roman à paraitre en avril 2018 (scoop!) qui sera aussi un polar très sombre, se déroulant majoritairement dans la région de la capitale provinciale, avec un nouvel enquêteur que je compte utiliser à nouveau pour de futurs récits! Il fera partie d’une toute nouvelle collection chez ADA, une collection se concentrant sur la publication de romans de genre pour adultes. Bien hâte de voir le résultat!
Quel est le roman qui a le plus inspiré ton travail?
Le passager, de Jean-Christophe Grangé. Ce dernier est d’ailleurs mon auteur favori. Le passager est un thriller de près de 1000 pages dans lequel les rebondissements, lorsqu’ils surviennent, vous font lâcher votre livre, tellement on ne les voit pas venir. La psychologie des personnages est aussi très profonde, fouillée, passionnante. La partie avec les sans-abris, ayoye... Je ne vous en dis pas plus! Mon but serait d’écrire, un jour, un roman pouvant arriver à la cheville de ce chef-d’œuvre du polar. Aussi, l’œuvre complète de Patrick Senécal m’a toujours inspiré, c’est indéniable.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
Wow, pas évident comme question... Probablement un roman coécrit par Edgar Allan Poe et H. P. Lovecraft. Une histoire dans laquelle le moindre détail banal peut s’avérer angoissant (Poe), mais où l’horreur se présente aussi sous des formes gigantesques, voire cosmiques, comme Lovecraft le faisait si bien... Ce serait cependant appréciable que, dans ce livre imaginaire, le créateur du Mythe de Cthulhu ne soit plus raciste. Je capoterais aussi si je pouvais mettre la main sur une toute nouvelle enquête de Sherlock Holmes, écrite par Doyle...
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur.
Ça revient un peu à du Lovecraft, mais bon. Quand je me trouve devant une immense étendue d’eau, je ne peux m’empêcher de m’imaginer qu’une immonde créature aux proportions titanesques peut se soulever à n’importe quel moment, émerger de la mer pour répandre le chaos sur terre.
Les profondeurs de l’océan m’ont toujours terrifié; il y a encore trop d’inconnu là-dessous... Imaginez-vous pouvoir plonger à une profondeur atteinte par nul autre humain, dans l’obscurité totale, muni d’une simple torche sur la tête, puis tomber nez à nez avec une entité colossale et monstrueuse, que vous venez malencontreusement de réveiller... Ouf. C’est pour ça que l’apnée, ça fait pas vraiment partie de mes passions.
Passez de joyeuses fêtes!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Éviscération 029 — Roman gothique et fétichisme noir avec Natasha Beaulieu
Aujourd’hui, je vous présente une auteure que j’apprécie beaucoup : Natasha Beaulieu. Elle a fait ses débuts chez Alire avec la série Les cités intérieures, des romans gothiques à saveur fantastique. J’ai récemment relu le premier tome de la série, L’ange écarlate, avec autant de plaisir que la première fois. Par la suite, Natasha Beaulieu s’est intéressée à différentes formes de fétichisme comme les gants (Le deuxième gant) et les cheveux (Le Secret du 16 V). Mon favori personnel reste Regarde-moi, des histoires d’amour déviant bien noires et bien tordues.
Natasha a accepté de répondre au questionnaire d’Éviscération.
Quel est le roman qui a le plus inspiré ton travail?
Ouf! Comment répondre à cette question… À partir de quel âge?
Crash (J. G. Ballard), parce que c’est une vision extrême des perversions humaines dans un ensemble esthétique froid et détaché qui est à l’opposé de ma nature, mais pour lequel j’ai une fascination. Parce que la vision de Ballard, qui fusionne sexe, vitesse, technologie, accidents et cicatrices, provoque un sentiment de malaise et de questionnement inépuisable.
Mais en réalité, l’œuvre qui m’a le plus inspirée est le film Blade Runner. Après l’avoir vu, ma conception du monde, surtout du futur, s’est affinée. Blade Runner était pour moi la suite logique de l’avenir de l’humanité sans aucun doute. Et puis tout dans ce film me plait encore : scénario, musique, choix des acteurs, ambiance, décor, éclairage, costumes, etc. Je crois qu’une œuvre qui nous marque réellement, qui nous impressionne profondément quand on est jeune (j’avais 18 ans quand j’ai vu le film) reste éternellement ancrée en nous. La suite, Blade Runner 2049, est aussi exaltante que le Blade Runner de 2019. Même si j’en suis à une autre étape de ma vie, j’ai su me laisser imprégner de la vision de Denis Villeneuve, si respectueuse de celle de Ridley Scott. Elle me permet de continuer à visionner le futur non pas d’un œil pessimiste mais d’un œil réaliste. Bien sûr, nous sommes dans un contexte hautement esthétique, mais dans l’ensemble, les images ne sont pas si irréelles si l’on regarde certains endroits de notre planète.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
C’est l’histoire de personnages qui sont tous déviants. Les vedettes du roman sont donc les personnages normaux. Je blague un peu. ;)
Il contient une histoire fantastique constituée de tous les rêves que j’ai faits depuis le jour de ma naissance, de toutes les idées d’histoires que je n’ai pas écrites et il met en scène tous les personnages que j’ai créés et ceux à venir. Il raconte ma vie humaine à travers tout ce que j’ai vécu. Le livre est une biographie, fiction, documentaire. Il est plein d’images, de sons, d’odeurs, de textures. Je ne sais pas s’il a un début et une fin. ;)
Le livre du futur est numérique et interactif. Tu le crées toi-même. C’est un livre dans lequel tu verses tout ce que tu veux lire, tout ce que tu aimes, ce qui t’allume. Une interface te permet de créer la base de l’histoire parfaite pour toi. Si tu veux, tu peux demander l’aide d’écrivains dont tu admires les œuvres, car il en existera encore quelques-uns.
En quelques lignes, imagine une histoire d’horreur.
Horreur gore : Un homme aime tellement sa blonde qu’il la grignote par petits bouts. Il la garde vivante le plus longtemps possible pour jouir de son festin. Elle essaie de se sauver. Craignant qu’elle réussisse, il finit par la cuire.
Horreur psychologique : Une petite fille décide de rendre fou son beau-père atteint de TOC. Il souffre atrocement si tous les objets ne sont pas à une place précise dans la maison. La petite fille s’amuse à les déplacer de manière subtile en évitant de se faire prendre, évidemment. Il devient de plus en plus fou.
Natasha a accepté de répondre au questionnaire d’Éviscération.
Quel est le roman qui a le plus inspiré ton travail?
Ouf! Comment répondre à cette question… À partir de quel âge?
Crash (J. G. Ballard), parce que c’est une vision extrême des perversions humaines dans un ensemble esthétique froid et détaché qui est à l’opposé de ma nature, mais pour lequel j’ai une fascination. Parce que la vision de Ballard, qui fusionne sexe, vitesse, technologie, accidents et cicatrices, provoque un sentiment de malaise et de questionnement inépuisable.
Mais en réalité, l’œuvre qui m’a le plus inspirée est le film Blade Runner. Après l’avoir vu, ma conception du monde, surtout du futur, s’est affinée. Blade Runner était pour moi la suite logique de l’avenir de l’humanité sans aucun doute. Et puis tout dans ce film me plait encore : scénario, musique, choix des acteurs, ambiance, décor, éclairage, costumes, etc. Je crois qu’une œuvre qui nous marque réellement, qui nous impressionne profondément quand on est jeune (j’avais 18 ans quand j’ai vu le film) reste éternellement ancrée en nous. La suite, Blade Runner 2049, est aussi exaltante que le Blade Runner de 2019. Même si j’en suis à une autre étape de ma vie, j’ai su me laisser imprégner de la vision de Denis Villeneuve, si respectueuse de celle de Ridley Scott. Elle me permet de continuer à visionner le futur non pas d’un œil pessimiste mais d’un œil réaliste. Bien sûr, nous sommes dans un contexte hautement esthétique, mais dans l’ensemble, les images ne sont pas si irréelles si l’on regarde certains endroits de notre planète.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
C’est l’histoire de personnages qui sont tous déviants. Les vedettes du roman sont donc les personnages normaux. Je blague un peu. ;)
Il contient une histoire fantastique constituée de tous les rêves que j’ai faits depuis le jour de ma naissance, de toutes les idées d’histoires que je n’ai pas écrites et il met en scène tous les personnages que j’ai créés et ceux à venir. Il raconte ma vie humaine à travers tout ce que j’ai vécu. Le livre est une biographie, fiction, documentaire. Il est plein d’images, de sons, d’odeurs, de textures. Je ne sais pas s’il a un début et une fin. ;)
Le livre du futur est numérique et interactif. Tu le crées toi-même. C’est un livre dans lequel tu verses tout ce que tu veux lire, tout ce que tu aimes, ce qui t’allume. Une interface te permet de créer la base de l’histoire parfaite pour toi. Si tu veux, tu peux demander l’aide d’écrivains dont tu admires les œuvres, car il en existera encore quelques-uns.
En quelques lignes, imagine une histoire d’horreur.
Horreur gore : Un homme aime tellement sa blonde qu’il la grignote par petits bouts. Il la garde vivante le plus longtemps possible pour jouir de son festin. Elle essaie de se sauver. Craignant qu’elle réussisse, il finit par la cuire.
Horreur psychologique : Une petite fille décide de rendre fou son beau-père atteint de TOC. Il souffre atrocement si tous les objets ne sont pas à une place précise dans la maison. La petite fille s’amuse à les déplacer de manière subtile en évitant de se faire prendre, évidemment. Il devient de plus en plus fou.
Éviscération 028 – Résultats du sondage sur les contes de fées horrifiques
Je dois vous faire une confession.
Je suis un peu blasé des adaptations horrifiques d’histoires enfantines, comme les contes de fées… Pour vérifier mon intuition, j’ai posé quelques questions aux membres d’Éviscération. Avec les résultats du sondage de septembre, on découvre que je suis dans les patates, les lecteurs aiment vraiment les contes d’horreur.
Au total, 29 personnes ont répondu au sondage. Parmi eux, 18 trouvent qu’il n’y aura jamais assez de contes de fées horrifiques. Tous les autres ont répondu qu’ils aimaient ça. Bref, personne n’a donné de réponse négative (je n’ai pas répondu au sondage personnellement).
L’œuvre préférée des répondants (9 réponses) est sans contredit Aliss de Patrick Senécal. Deux personnes ont répondu Alice au pays des merveilles. Je ne peux pas les ostiner, j’avais adoré la version de Senécal, tout comme l’original de Lewis Carroll! Quatre lecteurs mentionnent la série Les contes interdits, publiée chez ADA. Deux éviscérés citent Écorché (« Ce n’est pas un conte de fées » de Pierre-Luc Lafrance). On mentionne Les Sangs de Audrey Wilhelmy, qui s’inspire de Barbe Bleue.
On cite aussi des adaptations cinématographiques de Blanche-Neige, Hansel et Gretel et du Petit Chaperon Rouge, tout comme Le Labyrinthe de Pan. J’avoue avoir apprécié voir ce film de Guillermo del Toro dans les suggestions parce qu’il montre une autre facette des contes de fées horrifiques, celle où l’on en savoure l’esprit sans se baser sur des histoires déjà existantes. Dans le même esprit, on mentionne aussi les films de Tim Burton. Des contes comme ça, j’en prendrais plus, c’est certain!
Voici quelques autres suggestions :
« Ce ne sont pas des réécritures, mais je dois avouer avoir un faible pour les vrais contes des frères Grimm. »
« Dans Trois princesses, Guillaume Corbeil twiste de façon violente Cendrillon : les belles-sœurs se coupent les pieds pour entrer dans le soulier! »
« Santa Steps Out (pas vraiment un “conte”, mais une version réinventée très gore du père Noël. Javotte, de Simon Boulerice (pas si horrifique, mais, d’un certain sens, la réalité peut l’être...) »
« Évidemment, “Ce n’est pas un conte de fées” de Pierre-Luc Lafrance est une de mes, je l’avoue, nouvellement favorites. Ensuite, il y a un recueil de contes auquel j’ai eu accès il y a quelques années dans lequel les histoires de Blanche-Neige, Cendrillon, Boucle d’or étaient revisitées à la sauce horreur, mais malheureusement, je ne me remémore pas du tout de la maison d’édition, encore moins le/les auteur(s)! »
La dernière question était la suivante : Pourquoi aimez-vous ça? Pourquoi n’aimez-vous pas ça? Avez-vous des idées bizarres à partager avec nous?
Plusieurs lecteurs ont répondu qu’ils aiment voir le côté sombre de personnages connus. D’autres ont répondu qu’ils aimaient tout simplement l’horreur! J’ai choisi deux réponses représentatives pour vous les reproduire ici.
« À la base, plusieurs contes finissent mal. Mais Disney leur donne des fins à la “ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.” Alors je trouve ça intéressant de voir le côté plus sombre. »
« J’aime lorsqu’un texte est réapproprié pour y apporter quelque chose de plus recherché. J’aime vraiment sentir que l’auteur s’est réapproprié l’histoire, une histoire que l’on connaît de l’enfance et qui est modifiée... pour changer notre enfance en cauchemar? »
La morale de l’histoire? Ne jamais présumer que les autres pensent comme nous. Les contes horrifiques font l’unanimité, il n’y a que moi qui suis un terrible grincheux!
Gagnante du tirage
La gagnante du concours pour ceux qui ont répondu se prénomme Maryse. Comme on est en octobre, et que c’est le moment idéal pour le lire, elle se mérite un exemplaire du recueil de nouvelles Silencieuses de Jonathan Reynolds!
J’espère que vous avez apprécié ce premier sondage! Vous pouvez répondre à ce message pour me donner votre opinion. J’ai bien l’intention de répéter l’expérience, c’était super intéressant.
À bientôt!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Je suis un peu blasé des adaptations horrifiques d’histoires enfantines, comme les contes de fées… Pour vérifier mon intuition, j’ai posé quelques questions aux membres d’Éviscération. Avec les résultats du sondage de septembre, on découvre que je suis dans les patates, les lecteurs aiment vraiment les contes d’horreur.
Au total, 29 personnes ont répondu au sondage. Parmi eux, 18 trouvent qu’il n’y aura jamais assez de contes de fées horrifiques. Tous les autres ont répondu qu’ils aimaient ça. Bref, personne n’a donné de réponse négative (je n’ai pas répondu au sondage personnellement).
L’œuvre préférée des répondants (9 réponses) est sans contredit Aliss de Patrick Senécal. Deux personnes ont répondu Alice au pays des merveilles. Je ne peux pas les ostiner, j’avais adoré la version de Senécal, tout comme l’original de Lewis Carroll! Quatre lecteurs mentionnent la série Les contes interdits, publiée chez ADA. Deux éviscérés citent Écorché (« Ce n’est pas un conte de fées » de Pierre-Luc Lafrance). On mentionne Les Sangs de Audrey Wilhelmy, qui s’inspire de Barbe Bleue.
On cite aussi des adaptations cinématographiques de Blanche-Neige, Hansel et Gretel et du Petit Chaperon Rouge, tout comme Le Labyrinthe de Pan. J’avoue avoir apprécié voir ce film de Guillermo del Toro dans les suggestions parce qu’il montre une autre facette des contes de fées horrifiques, celle où l’on en savoure l’esprit sans se baser sur des histoires déjà existantes. Dans le même esprit, on mentionne aussi les films de Tim Burton. Des contes comme ça, j’en prendrais plus, c’est certain!
Voici quelques autres suggestions :
« Ce ne sont pas des réécritures, mais je dois avouer avoir un faible pour les vrais contes des frères Grimm. »
« Dans Trois princesses, Guillaume Corbeil twiste de façon violente Cendrillon : les belles-sœurs se coupent les pieds pour entrer dans le soulier! »
« Santa Steps Out (pas vraiment un “conte”, mais une version réinventée très gore du père Noël. Javotte, de Simon Boulerice (pas si horrifique, mais, d’un certain sens, la réalité peut l’être...) »
« Évidemment, “Ce n’est pas un conte de fées” de Pierre-Luc Lafrance est une de mes, je l’avoue, nouvellement favorites. Ensuite, il y a un recueil de contes auquel j’ai eu accès il y a quelques années dans lequel les histoires de Blanche-Neige, Cendrillon, Boucle d’or étaient revisitées à la sauce horreur, mais malheureusement, je ne me remémore pas du tout de la maison d’édition, encore moins le/les auteur(s)! »
La dernière question était la suivante : Pourquoi aimez-vous ça? Pourquoi n’aimez-vous pas ça? Avez-vous des idées bizarres à partager avec nous?
Plusieurs lecteurs ont répondu qu’ils aiment voir le côté sombre de personnages connus. D’autres ont répondu qu’ils aimaient tout simplement l’horreur! J’ai choisi deux réponses représentatives pour vous les reproduire ici.
« À la base, plusieurs contes finissent mal. Mais Disney leur donne des fins à la “ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.” Alors je trouve ça intéressant de voir le côté plus sombre. »
« J’aime lorsqu’un texte est réapproprié pour y apporter quelque chose de plus recherché. J’aime vraiment sentir que l’auteur s’est réapproprié l’histoire, une histoire que l’on connaît de l’enfance et qui est modifiée... pour changer notre enfance en cauchemar? »
La morale de l’histoire? Ne jamais présumer que les autres pensent comme nous. Les contes horrifiques font l’unanimité, il n’y a que moi qui suis un terrible grincheux!
Gagnante du tirage
La gagnante du concours pour ceux qui ont répondu se prénomme Maryse. Comme on est en octobre, et que c’est le moment idéal pour le lire, elle se mérite un exemplaire du recueil de nouvelles Silencieuses de Jonathan Reynolds!
J’espère que vous avez apprécié ce premier sondage! Vous pouvez répondre à ce message pour me donner votre opinion. J’ai bien l’intention de répéter l’expérience, c’était super intéressant.
À bientôt!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Éviscération 027 — Un conte de fées d’horreur à la sauce Yvan Godbout
Bonjour chers éviscérés!
J’espère que vous avez passé un été d’ENFER! Pour ce premier Éviscération de la rentrée littéraire, j’ai posé quelques questions à Yvan Godbout, auteur de la série Les Yeux Jaunes et du volume « Oliver » de la série Cobayes. Il sort cette semaine son prochain livre : « Hansel et Gretel », dans la série Les contes interdits.
Yvan Godbout, qui es-tu?
Un éternel adolescent coincé dans le corps d’un bonhomme de 47 ans, fou braque de cinéma fantastique et d’épouvante.
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre?
Avec le plus grand des plaisirs! En revisitant Hansel et Gretel des frères Grimm — très librement inspiré, sachez-le! —, j’ai eu envie d’adopter un style qui lui donnerait également l’allure d’un conte, bien que très adulte. On y suit donc la destinée d’un jeune frère et de sa jumelle, Jeannot et Margot (il faut d’abord savoir que Hans est un prénom allemand, diminutif de Johanne, et souvent traduit en français par Jean. Celui de Gretel est quant à lui le diminutif de Margarete, soit Marguerite en français. Pour des raisons de crédibilité, et pour refléter notre réalité démographique actuelle, j’ai donc utilisé les prénoms Jeannot et Margot), qui est très loin d’être paradisiaque. J’y aborde de nombreux thèmes, pour ne pas dire tabous, et je crois bien — suis convaincu en fait! — que certains lecteurs grinceront des dents à de nombreux passages… Comme dans tous mes romans, la mise en place est rapide et le lecteur est vite plongé au cœur de la tourmente. L’horreur est vite au rendez-vous, et là où on s’y attend le moins. On me reprochera probablement de vouloir choquer à tout prix, alors que ce n’est pas du tout le cas. Lorsqu’on décrit l’enfer, impossible d’utiliser de jolies images. L’enfer c’est laid, très laid, et je n’avais aucunement le droit de faire croire le contraire.
Quel est le roman qui a le plus inspiré ton travail?
Question difficile, puisque j’essaie vraiment de ne copier aucun style! Mes influences sont probablement plus cinéphiliques — je ne sais pas si ça se dit! — que littéraires. Comme je vous l’ai mentionné plus tôt, je suis un grand amateur de cinéma d’épouvante et mon cerveau s’en gave depuis ma très jeune adolescence. Alors il y a fort à parier que, bien que pas toujours volontaire, du Romero, Hooper, Carpenter, Argento, Raimi, Craven et j’en passe se cachent derrière mes écrits! Et bien sûr, l’ombre du grand Stephen King plane toujours un peu aussi, impossible d’en être autrement…
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
De cinéma! Un bouquin qui recenserait tous les films, vraiment tous, même les plus obscurs, depuis les débuts du cinéma, avec des anecdotes de tournage, photos, extraits de scénario, critiques, etc. J’en rêve depuis toujours!
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur.
Je peux bien essayer, mais je ne sais pas si… Non, mais attends, c’est quoi ça? T’es pas sérieux, mec, dis-moi que c’est une blague? Tu croyais vraiment que j’allais me laisser prendre aussi facilement? Allez, tu peux dire à ta copine de se rhabiller et de se nettoyer, et qu’on finisse enfin cette entrevue. Je ne crois pas aux zombies mon ami, même si j’en ai fait une trilogie! Comment, de quoi je parle? D’elle, c’t’affaire, de ta stupide petite amie qui court vers nous à moitié toute nue et la gueule pleine de sang! Bon, y’a vos potes qui la suivent d’un peu plus loin. Sérieux, vous vous êtes donné beaucoup de mal pour m’impressionner. Calvaire, y’en a même un qui gruge un… un cerveau? Merde, non, attends… Non… C’est pas possible… Voyons donc… Ben non, come on! Fuck… Lève-toi mon vieux. Je te dis de te lever. CRISS, ARRÊTE DE T’OBSTINER PIS LÈVE-TOI TABARNAK! PIS COURS, FRÉDÉRIC, COURS!
Respiration rapide d’un éditeur essoufflé
Ouf, c’était surprenant tout ça! Ces dernières années, on a vu beaucoup de réimaginations horrifiques de contes de fées. On en a même publié un à La Maison des viscères et ça s’avère un de nos textes les plus gores (« Ce n’est pas un conte de fées », de Pierre-Luc Lafrance, dans Écorché, qui réutilise l’histoire des trois petits cochons à des fins thérapeutiques, si vous ne l’avez pas lu, c’est par ici).
Qu’est-ce que vous pensez de ces versions sombres et terribles de contes de fées?
Je vous invite à nous le dire en répondant à ce court sondage. Je vais faire tirer un livre surprise parmi ceux qui vont inscrire leur courriel à la fin du sondage.
À bientôt!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
J’espère que vous avez passé un été d’ENFER! Pour ce premier Éviscération de la rentrée littéraire, j’ai posé quelques questions à Yvan Godbout, auteur de la série Les Yeux Jaunes et du volume « Oliver » de la série Cobayes. Il sort cette semaine son prochain livre : « Hansel et Gretel », dans la série Les contes interdits.
Yvan Godbout, qui es-tu?
Un éternel adolescent coincé dans le corps d’un bonhomme de 47 ans, fou braque de cinéma fantastique et d’épouvante.
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre?
Avec le plus grand des plaisirs! En revisitant Hansel et Gretel des frères Grimm — très librement inspiré, sachez-le! —, j’ai eu envie d’adopter un style qui lui donnerait également l’allure d’un conte, bien que très adulte. On y suit donc la destinée d’un jeune frère et de sa jumelle, Jeannot et Margot (il faut d’abord savoir que Hans est un prénom allemand, diminutif de Johanne, et souvent traduit en français par Jean. Celui de Gretel est quant à lui le diminutif de Margarete, soit Marguerite en français. Pour des raisons de crédibilité, et pour refléter notre réalité démographique actuelle, j’ai donc utilisé les prénoms Jeannot et Margot), qui est très loin d’être paradisiaque. J’y aborde de nombreux thèmes, pour ne pas dire tabous, et je crois bien — suis convaincu en fait! — que certains lecteurs grinceront des dents à de nombreux passages… Comme dans tous mes romans, la mise en place est rapide et le lecteur est vite plongé au cœur de la tourmente. L’horreur est vite au rendez-vous, et là où on s’y attend le moins. On me reprochera probablement de vouloir choquer à tout prix, alors que ce n’est pas du tout le cas. Lorsqu’on décrit l’enfer, impossible d’utiliser de jolies images. L’enfer c’est laid, très laid, et je n’avais aucunement le droit de faire croire le contraire.
Quel est le roman qui a le plus inspiré ton travail?
Question difficile, puisque j’essaie vraiment de ne copier aucun style! Mes influences sont probablement plus cinéphiliques — je ne sais pas si ça se dit! — que littéraires. Comme je vous l’ai mentionné plus tôt, je suis un grand amateur de cinéma d’épouvante et mon cerveau s’en gave depuis ma très jeune adolescence. Alors il y a fort à parier que, bien que pas toujours volontaire, du Romero, Hooper, Carpenter, Argento, Raimi, Craven et j’en passe se cachent derrière mes écrits! Et bien sûr, l’ombre du grand Stephen King plane toujours un peu aussi, impossible d’en être autrement…
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
De cinéma! Un bouquin qui recenserait tous les films, vraiment tous, même les plus obscurs, depuis les débuts du cinéma, avec des anecdotes de tournage, photos, extraits de scénario, critiques, etc. J’en rêve depuis toujours!
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur.
Je peux bien essayer, mais je ne sais pas si… Non, mais attends, c’est quoi ça? T’es pas sérieux, mec, dis-moi que c’est une blague? Tu croyais vraiment que j’allais me laisser prendre aussi facilement? Allez, tu peux dire à ta copine de se rhabiller et de se nettoyer, et qu’on finisse enfin cette entrevue. Je ne crois pas aux zombies mon ami, même si j’en ai fait une trilogie! Comment, de quoi je parle? D’elle, c’t’affaire, de ta stupide petite amie qui court vers nous à moitié toute nue et la gueule pleine de sang! Bon, y’a vos potes qui la suivent d’un peu plus loin. Sérieux, vous vous êtes donné beaucoup de mal pour m’impressionner. Calvaire, y’en a même un qui gruge un… un cerveau? Merde, non, attends… Non… C’est pas possible… Voyons donc… Ben non, come on! Fuck… Lève-toi mon vieux. Je te dis de te lever. CRISS, ARRÊTE DE T’OBSTINER PIS LÈVE-TOI TABARNAK! PIS COURS, FRÉDÉRIC, COURS!
Respiration rapide d’un éditeur essoufflé
Ouf, c’était surprenant tout ça! Ces dernières années, on a vu beaucoup de réimaginations horrifiques de contes de fées. On en a même publié un à La Maison des viscères et ça s’avère un de nos textes les plus gores (« Ce n’est pas un conte de fées », de Pierre-Luc Lafrance, dans Écorché, qui réutilise l’histoire des trois petits cochons à des fins thérapeutiques, si vous ne l’avez pas lu, c’est par ici).
Qu’est-ce que vous pensez de ces versions sombres et terribles de contes de fées?
Je vous invite à nous le dire en répondant à ce court sondage. Je vais faire tirer un livre surprise parmi ceux qui vont inscrire leur courriel à la fin du sondage.
À bientôt!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Éviscération 021 - Qui gagnera le prix Aurora/Boréal?
Bonjour cher Éviscéré!
Les dernières semaines ont été chargées d’évènements littéraires : Salon du livre de Trois-Rivières, Salon international du livre de Québec… Merci à ceux et celles qui sont passés pour jaser avec nous. Bien que La Maison des viscères n’avait pas de kiosque à Québec, plusieurs éviscérés sont venus me voir dans mes séances de signature de L’arbre maléfique; j’ai beaucoup apprécié ! Notre prochain évènement : le congrès Boréal, qui se tiendra à Québec du 5 au 7 mai prochain.
Promo d’avril – 2,99 $ pour la livraison
C’est le temps de commander des livres dans la boutique en ligne de La Maison des viscères. En avril, la livraison au Canada coute seulement 2,99 $, peu importe le nombre de livres que vous commandez. Profitez-en pour préparer vos lectures d’été ! Cliquez ici pour accéder à notre librairie en ligne.
Les finalistes du prix Aurora/Boréal 2017
Plusieurs de nos collaborateurs sont finalistes cette année!
Les dernières semaines ont été chargées d’évènements littéraires : Salon du livre de Trois-Rivières, Salon international du livre de Québec… Merci à ceux et celles qui sont passés pour jaser avec nous. Bien que La Maison des viscères n’avait pas de kiosque à Québec, plusieurs éviscérés sont venus me voir dans mes séances de signature de L’arbre maléfique; j’ai beaucoup apprécié ! Notre prochain évènement : le congrès Boréal, qui se tiendra à Québec du 5 au 7 mai prochain.
Promo d’avril – 2,99 $ pour la livraison
C’est le temps de commander des livres dans la boutique en ligne de La Maison des viscères. En avril, la livraison au Canada coute seulement 2,99 $, peu importe le nombre de livres que vous commandez. Profitez-en pour préparer vos lectures d’été ! Cliquez ici pour accéder à notre librairie en ligne.
Les finalistes du prix Aurora/Boréal 2017
Plusieurs de nos collaborateurs sont finalistes cette année!
- Dans la catégorie « Meilleur roman » : Ariane Gélinas (Agonies et Écorché) pour Les cendres de Sedna et Frédéric Raymond (le valeureux éditeur de La Maison des viscères) pour L’arbre maléfique.
- Dans la catégorie « Meilleure nouvelle » : Dave Côté (Bizarro) pour « Angle mort » dans Brins d’éternité 43 et Éric Gauthier pour « Éclairer l’origine » dans Solaris 199.
- Dans la catégorie « Création artistique visuelle et audiovisuelle » : nos illustratrices Émilie Léger (qui a fait l’entête de Éviscération) et Mary Khaos (Bizarro et Écorché).
Cliquez ici pour lire la liste complète et choisir votre prochaine lecture!
Les finalistes du prix Jacques-Brossard 2017
Le prix Jacques-Brossard récompense les auteurs s’étant illustrés dans les littératures de l’imaginaire au Québec. Cette année, les finalistes sont :
Les finalistes du prix Jacques-Brossard 2017
Le prix Jacques-Brossard récompense les auteurs s’étant illustrés dans les littératures de l’imaginaire au Québec. Cette année, les finalistes sont :
- Dave Côté (Bizarro) pour ses nouvelles « Angle mort », publiée dans Brins d’éternité, et « Je ne voterai pas » dans Solaris.
- Martine Desjardins pour son roman La chambre verte, publié chez Alto.
- Renaud Jean pour son roman Rénovation, publié par les éditions du Boréal.
Avez-vous un favori ?
L’éditeur a lu… Wasteland
Il s’agit d’une anthologie de nouvelles postapocalyptiques éditée par John Joseph Adams. Parfois, les anthos sont inégales. Pas cette fois-ci, presque toutes les nouvelles m’ont accroché. C’est un tour d’horizon, mené de main de maitre, de la littérature de fin du monde. Pas vraiment de l’horreur, mais une science-fiction sombre comme on l’aime.
Terreur 404
Les premiers épisodes de la web-série d’horreur québécoise Terreur 404 sont en ligne sur tou.tv. Vous pouvez visionner le premier épisode ici.
Code(s) polar
Nouvelle émission sur le polar à ICI ARTV. Plus de détails ici : http://ici.artv.ca/emissions/code-s-polar
Concours de Éviscération 21
J’ai profité du SILQ pour faire dédicacer le prix du tirage de ce mois-ci, le numéro 202 de Solaris. Dans ce numéro, d’excellentes nouvelles de Pascale Raud, Ariane Gélinas et Isabelle Lauzon. La gagnante est connue sous le pseudonyme de Fleur Interdite. Bonne lecture!
À bientôt, chers Éviscérés!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
L’éditeur a lu… Wasteland
Il s’agit d’une anthologie de nouvelles postapocalyptiques éditée par John Joseph Adams. Parfois, les anthos sont inégales. Pas cette fois-ci, presque toutes les nouvelles m’ont accroché. C’est un tour d’horizon, mené de main de maitre, de la littérature de fin du monde. Pas vraiment de l’horreur, mais une science-fiction sombre comme on l’aime.
Terreur 404
Les premiers épisodes de la web-série d’horreur québécoise Terreur 404 sont en ligne sur tou.tv. Vous pouvez visionner le premier épisode ici.
Code(s) polar
Nouvelle émission sur le polar à ICI ARTV. Plus de détails ici : http://ici.artv.ca/emissions/code-s-polar
Concours de Éviscération 21
J’ai profité du SILQ pour faire dédicacer le prix du tirage de ce mois-ci, le numéro 202 de Solaris. Dans ce numéro, d’excellentes nouvelles de Pascale Raud, Ariane Gélinas et Isabelle Lauzon. La gagnante est connue sous le pseudonyme de Fleur Interdite. Bonne lecture!
À bientôt, chers Éviscérés!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Connaissez-vous Edouard H. Bond ? (Éviscération 020)
Cette semaine, j’ai soumis l’écrivain culte Edouard H. Bond au questionnaire de Éviscération. Mais avant de passer à ses réponses, je vous invite à notre prochain évènement.
En fin de semaine, nous serons au Salon du livre de Trois-Rivières, au kiosque 32 avec Les Six Brumes. Plusieurs de nos auteurs seront là et je serai moi-même sur place le vendredi et le samedi. Je serai aussi au kiosque 8-9 pour dédicacer mon roman d’horreur jeunesse L’arbre maléfique. Venez nous rencontrer!
Et maintenant, j’ai le plaisir de vous présenter ce que l’écrivain Edouard « Hardcore » Bond a répondu au questionnaire de Éviscération. Connaissez-vous Ed? C’est l’auteur du slasher Maudits!, un roman trash autant dans le style que dans le contenu. Si vous aimez le gore et que vous ne l’avez pas lu, vous manquez quelque chose. Plus sérieux, son roman sur des adolescents bum Les Verrats mérite beaucoup plus d’amour qu’il n’en a reçu. Récemment, Edouard a signé le scénario du film gore Game of death.
Qui es-tu?
Chu l’écrivain culte Edouard H. Bond, auteur de quelques romans et films trash.
Peux-tu nous parler un peu de Game of death?
Game of Death, c’est un projet qui m’est arrivé en pleine face après le « succès » de La Chienne, un court-métrage/websérie qui s’est fait remarquer dans les festivals en Europe. Baz pis Seb, les réalisateurs de La Chienne, m’ont invité à écrire Game of Death quand des producteurs français ont allongé le cash. Game of Death est une websérie d’horreur distribuée par Blackpills en Europe, mais c’est aussi un long-métrage pour les festivals. Sa première mondiale aura lieu au SXSW d’Austin à la mi-mars, et il sera présenté entre autres à Fantasia à Montréal cet été. Pour l’histoire, en gros, on dit que c’est un croisement entre Jumanji pis Natural Born Killers. C’est une sorte de slasher inversé où les kids doivent tuer s’ils ne veulent pas mourir. C’est l’fun que ça sorte à SXSW parce qu’on est allé écrire une bonne partie du scénario à Austin.
Quel est le roman qui a le plus inspiré ton travail?
Y a pas vraiment de roman précis, mais des auteurs, comme Bukowski pis H. G. Wells. Sinon, chu un fervent lecteur de true crimes.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
De plein de true crimes que je connais pas encore.
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur.
C’est pas vraiment une scène d’horreur, mais je découpe les culottes de mes dates Tinder avec mon couteau quand je les ramène chez moi. Ça leu’ crisse une p’tite frayeur habituellement.
Suivez les liens suivants pour découvrir les livres de Edouard H. Bond.
Maudits!
Prison de poupées
Les verrats
Et ne manquez pas la bande-annonce de Game of death, qui a reçu beaucoup d’attention au festival SXSW!
À bientôt! J’espère vous rencontrer à Trois-Rivières.
Frédéric Raymond, éditeur
En fin de semaine, nous serons au Salon du livre de Trois-Rivières, au kiosque 32 avec Les Six Brumes. Plusieurs de nos auteurs seront là et je serai moi-même sur place le vendredi et le samedi. Je serai aussi au kiosque 8-9 pour dédicacer mon roman d’horreur jeunesse L’arbre maléfique. Venez nous rencontrer!
Et maintenant, j’ai le plaisir de vous présenter ce que l’écrivain Edouard « Hardcore » Bond a répondu au questionnaire de Éviscération. Connaissez-vous Ed? C’est l’auteur du slasher Maudits!, un roman trash autant dans le style que dans le contenu. Si vous aimez le gore et que vous ne l’avez pas lu, vous manquez quelque chose. Plus sérieux, son roman sur des adolescents bum Les Verrats mérite beaucoup plus d’amour qu’il n’en a reçu. Récemment, Edouard a signé le scénario du film gore Game of death.
Qui es-tu?
Chu l’écrivain culte Edouard H. Bond, auteur de quelques romans et films trash.
Peux-tu nous parler un peu de Game of death?
Game of Death, c’est un projet qui m’est arrivé en pleine face après le « succès » de La Chienne, un court-métrage/websérie qui s’est fait remarquer dans les festivals en Europe. Baz pis Seb, les réalisateurs de La Chienne, m’ont invité à écrire Game of Death quand des producteurs français ont allongé le cash. Game of Death est une websérie d’horreur distribuée par Blackpills en Europe, mais c’est aussi un long-métrage pour les festivals. Sa première mondiale aura lieu au SXSW d’Austin à la mi-mars, et il sera présenté entre autres à Fantasia à Montréal cet été. Pour l’histoire, en gros, on dit que c’est un croisement entre Jumanji pis Natural Born Killers. C’est une sorte de slasher inversé où les kids doivent tuer s’ils ne veulent pas mourir. C’est l’fun que ça sorte à SXSW parce qu’on est allé écrire une bonne partie du scénario à Austin.
Quel est le roman qui a le plus inspiré ton travail?
Y a pas vraiment de roman précis, mais des auteurs, comme Bukowski pis H. G. Wells. Sinon, chu un fervent lecteur de true crimes.
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
De plein de true crimes que je connais pas encore.
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur.
C’est pas vraiment une scène d’horreur, mais je découpe les culottes de mes dates Tinder avec mon couteau quand je les ramène chez moi. Ça leu’ crisse une p’tite frayeur habituellement.
Suivez les liens suivants pour découvrir les livres de Edouard H. Bond.
Maudits!
Prison de poupées
Les verrats
Et ne manquez pas la bande-annonce de Game of death, qui a reçu beaucoup d’attention au festival SXSW!
À bientôt! J’espère vous rencontrer à Trois-Rivières.
Frédéric Raymond, éditeur
Un cirque de monstres, Skeletron déchaîné et le retour de la reine des vampires (Éviscération 019)
Avez-vous vu la nouvelle page d’accueil de notre boutique en ligne? Vous pouvez la visiter en cliquant sur http://recits.visceres.com/ Cela dit, voyez maintenant ces terrifiantes nouvelles en vrac!
Le Cirque des monstres arrive bientôt!
Les Six Brumes lanceront bientôt leur prévente de 2017 sous le thème du Cirque des monstres! Nous vous tiendrons au courant dans Éviscération, mais si vous ne voulez rien manquer, je vous invite à les suivre sur Facebook ou à vous inscrire à leur infolettre.
Turbo Kid Tome 2 : Skeletron déchaîné.
Après L’Aventure perdue d’Apple, l’équipe RKSS et l’illustrateur Jeik Dion révèlent l’origine de Skeletron, le tueur au masque de squelette et à la scie ronde. Encore une fois, les illustrations en noir et rouge de Jeik Dion mettent en valeur une histoire pulp sanglante à souhait. Étonnamment, une touche d’humanité colore cette fiction postapocalyptique violente. Si vous avez aimé le film Turbo Kid et que vous carburez à la BD pulp, Skeletron déchaîné mérite une place dans votre collection.
Le retour de la reine canadienne des vampires
Dans les années 1990, les vampires étaient hot. Gothiques, érotiques et sans pitié, ils se sont assagis avec les années (même si j’ai l’impression que la version sauvage du vampire fera un retour bientôt). Une des séries marquantes de l’époque est Le pouvoir du sang, de Nancy Kilpatrick (traduite chez Alire). Je vais passer sous silence les volumes 3 et 4 de la série, car ils étaient assez médiocres, mais L’enfant de la nuit et La Mort tout près, c’étaient de la bombe. Tout ça pour dire que Kilpatrick démarre une nouvelle série vampirique : Thrones of blood. Le premier volume est disponible en numérique sur Amazon ou Smashword via Crossroad press. Aucune idée si c’est bon ou non. Anglais seulement.
(T)erreur 404
Saviez-vous que Sébastien Diaz (tsé le gars qui a une émission à son nom à Télé-Québec) était un fan d’horreur? Il prépare une série télé, une sorte de Twilligt Zone québécois. Selon lui, ça va être assez épeurant. La série est écrite par les auteurs Samuel Archibald (il y a une excellente nouvelle gore dans son recueil Arvida) et William S. Messier. Bien hâte de voir ça!
L’éditeur a lu Brins d’éternité no 46
La nouvelle Le jeu de la pendaison de Helen Marshall explore les légendes d’une sublime manière. Chapeau aux éditeurs pour avoir osé cette traduction! Autre texte digne de mention, une chronique intitulée Le cabinet du Docteur Bonin, où Pierre-Alexandre Bonin (docteur en Stephen King!) explore le solarpunk, un genre littéraire en émergence. Cliquez ici pour en apprendre plus sur Brins d'éternité.
À bientôt, chers Éviscérés!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Le Cirque des monstres arrive bientôt!
Les Six Brumes lanceront bientôt leur prévente de 2017 sous le thème du Cirque des monstres! Nous vous tiendrons au courant dans Éviscération, mais si vous ne voulez rien manquer, je vous invite à les suivre sur Facebook ou à vous inscrire à leur infolettre.
Turbo Kid Tome 2 : Skeletron déchaîné.
Après L’Aventure perdue d’Apple, l’équipe RKSS et l’illustrateur Jeik Dion révèlent l’origine de Skeletron, le tueur au masque de squelette et à la scie ronde. Encore une fois, les illustrations en noir et rouge de Jeik Dion mettent en valeur une histoire pulp sanglante à souhait. Étonnamment, une touche d’humanité colore cette fiction postapocalyptique violente. Si vous avez aimé le film Turbo Kid et que vous carburez à la BD pulp, Skeletron déchaîné mérite une place dans votre collection.
Le retour de la reine canadienne des vampires
Dans les années 1990, les vampires étaient hot. Gothiques, érotiques et sans pitié, ils se sont assagis avec les années (même si j’ai l’impression que la version sauvage du vampire fera un retour bientôt). Une des séries marquantes de l’époque est Le pouvoir du sang, de Nancy Kilpatrick (traduite chez Alire). Je vais passer sous silence les volumes 3 et 4 de la série, car ils étaient assez médiocres, mais L’enfant de la nuit et La Mort tout près, c’étaient de la bombe. Tout ça pour dire que Kilpatrick démarre une nouvelle série vampirique : Thrones of blood. Le premier volume est disponible en numérique sur Amazon ou Smashword via Crossroad press. Aucune idée si c’est bon ou non. Anglais seulement.
(T)erreur 404
Saviez-vous que Sébastien Diaz (tsé le gars qui a une émission à son nom à Télé-Québec) était un fan d’horreur? Il prépare une série télé, une sorte de Twilligt Zone québécois. Selon lui, ça va être assez épeurant. La série est écrite par les auteurs Samuel Archibald (il y a une excellente nouvelle gore dans son recueil Arvida) et William S. Messier. Bien hâte de voir ça!
L’éditeur a lu Brins d’éternité no 46
La nouvelle Le jeu de la pendaison de Helen Marshall explore les légendes d’une sublime manière. Chapeau aux éditeurs pour avoir osé cette traduction! Autre texte digne de mention, une chronique intitulée Le cabinet du Docteur Bonin, où Pierre-Alexandre Bonin (docteur en Stephen King!) explore le solarpunk, un genre littéraire en émergence. Cliquez ici pour en apprendre plus sur Brins d'éternité.
À bientôt, chers Éviscérés!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Une émeute avec un masque de Jason — Entrevue avec l'auteur Vic Verdier (Éviscération 018)
Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle façon de parler de livres d’horreur québécois. J’ai posé quelques questions à l’auteur Vic Verdier, dont le livre Émeutes sera en librairie très bientôt. Aimez-vous cette forme de Éviscération? Dites-nous le dans les commentaires commentaires! La formule habituelle sera de retour dans un Éviscération futur. Pour l’instant, vous avez rendez-vous avec Vic Verdier.
Vic Verdier, qui es-tu?
Je suis un gars de Québec qui a fait sa vie dans la couronne nord de Montréal. Mon vrai nom est Simon-Pierre Pouliot, mais j’écris sous le pseudo de Vic Verdier. Quand je ne m’efforce pas de devenir romancier à temps plein, je gagne ma croute comme directeur des communications. J’écris dans une grande variété de genres, un peu à l’image de ce que j’aime lire. J’ai eu le bonheur de remporter le Prix Jacques-Brossard de la Sci-Fi et du Fantastique 2015 avec L’Empire bleu sang. Je me rends compte que, de plus en plus, mes écrits ont quelques points communs : des galeries de personnages qui tournent autour de la trame narrative chacun à leur façon, des intrigues bâties autour de moments de bascule — souvent des situations extraordinaires —, la propension à privilégier l’action à l’évolution de l’état émotif des personnages, une tendance à devenir de plus en plus assumés dans la violence et le gore.
Mes livres raccourcissent, aussi. J’aime bien cette idée de plus avec moins…
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre?
Émeutes, c’est du Tarantino en plein cœur de Montréal; une histoire racontée de plusieurs points de vue, en boucle, pas toujours de façon chronologique, de façon brutale, souvent dans un vocabulaire cru… Nous sommes dans un futur indéfini, mais proche. Les Canadiens affrontent les Flames dans la finale de la Coupe Stanley. (C’est un roman, je peux écrire ce que je veux!) On se prépare à une mother f&$kin’ émeute de fou. Le roman s’ouvre et se ferme sur Vic, qui flambe ses derniers dollars avec sa fille au match, juste avant de mettre en œuvre son suicide au petit matin. Émeutes propose sept autres histoires entrecroisées avec celle de Vic, comme des dominos, dans lesquels un personnage central se trouve à un carrefour. Une fois que le premier domino tombe, il entraine les autres dans sa chute. Tout se passe donc entre 19 h 4 et à peu près 23 h, dans et autour du Centre Bell. On s’explose, on viole, on se déguise en Jason, on fraude, on assassine à coups de bâtons de hockey, on se fait rouler dessus, des couilles partent en fumée… C’est vraiment très plaisant…
Quel est le roman qui a le plus inspiré ton travail d’auteur?
Je suis tombé dans la littérature avec Alexandre Dumas, surtout son Monte-Cristo. Il me reste de ce roman une petite fixation sur l’idée de la vengeance. (Je me suis nourri de Tolkien et ça a peut-être retardé mon incursion dans le monde des auteurs…)
Mais, de façon plus pragmatique, je suis très inspiré par l’œuvre d’Elmore Leonard. J’ai pas mal englouti sa bibliographie… et je trouve qu’il frise le génie. C’est de lui que je poursuis la quête d’être un dialoguiste avant d’être un romancier. Quel superbe moment de lecture quand tu comprends ce qui se passe à l’intérieur à l’aide de ce qui se dit et de ce qui se produit! Par contre, je développe une écriture quand même plus décapante que la sienne. Dans mes romans, quand ça saigne, ça saigne. Il n’y a pas que la balle tirée du révolver, il y a son trajet, les artères qu’elle sectionne et les gens éclaboussés par l’hémoglobine. (Dans ce sens-là, il y a un peu de Senécal, de King et de GRR Martin dans le Verdier.)
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
Il s’y passe plein de choses, il foisonne, il me fait rire et me fait pleurer. Je pense que c’est du roman historique, au début, mais il s’avère être bien plus que ça. Peut-être que c’est en fait de la science-fiction. Je pense savoir qui est le personnage principal, puis l’auteur m’en propose un autre. Le monde dans lequel l’histoire se déroule ressemble au nôtre, mais a bifurqué quelque part. Il est écrit au présent, sans flafla. Il y a plusieurs tomes, rassemblés dans un gros volume, et son auteur est encore vivant… on peut espérer de la continuité. Je me rends compte que sa photo est en fait la mienne, volée sur le Web.
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur. (Attention cher Éviscéré, ça pourrait faire mal!)
Quand ma femme me réveille, j’ai la sensation que mon cerveau est traversé par des tiges chauffées à blanc. Je n’aurais pas dû boire le reste du gin avant de rejoindre ma tendre moitié au lit. Du bon Hendrik’s, en plus… bu au goulot, pratiquement gaspillé. D’un autre côté, je ne serais probablement pas arrivé à m’endormir sans une copieuse dose de fort.
« Le petit pleure, Vic, c’est ton tour… Vas-y avant qu’il réveille l’autre. » L’autre, c’est Clara. Une fois réveillée, il n’y plus rien à faire avec elle. Rien. Une princesse de six ans, gâtée, pourrie. On l’appelle Belzébuth dans son dos, c’est pour rire, évidemment.
Le plancher est instable sous mes pieds, je m’accroche au chambranle de la porte pour ne pas tomber. Je parviens enfin au lit du bébé. Il pleure comme si on lui brisait les os un à un. Merde. Au moins, la porte de la chambre de Clara est toujours fermée. Je le prends dans mes bras. Il se calme un peu. Vite, direction le rez-de-chaussée lui préparer son biberon — la lumière est déjà allumée, tant mieux, j’ai dû oublier. La deuxième marche est gluante sous mon pied nu. Gluante, froide et glissante. Je perds l’équilibre. Le crâne du bébé se déforme et craque lorsqu’il se trouve coincé entre le palier et mon épaule. Les pleurs cessent. Le souffle coupé, j’ouvre les yeux l’un après l’autre.
Assise dans le salon, Clara me sourit. Elle mange le reste de son pouding à la vanille avec les doigts en faisant tourner la bouteille de gin sur la table à café. Je vomis dans les marches. Clara se met à rire.
C’est tout pour ce Éviscération, à bientôt!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Vic Verdier, qui es-tu?
Je suis un gars de Québec qui a fait sa vie dans la couronne nord de Montréal. Mon vrai nom est Simon-Pierre Pouliot, mais j’écris sous le pseudo de Vic Verdier. Quand je ne m’efforce pas de devenir romancier à temps plein, je gagne ma croute comme directeur des communications. J’écris dans une grande variété de genres, un peu à l’image de ce que j’aime lire. J’ai eu le bonheur de remporter le Prix Jacques-Brossard de la Sci-Fi et du Fantastique 2015 avec L’Empire bleu sang. Je me rends compte que, de plus en plus, mes écrits ont quelques points communs : des galeries de personnages qui tournent autour de la trame narrative chacun à leur façon, des intrigues bâties autour de moments de bascule — souvent des situations extraordinaires —, la propension à privilégier l’action à l’évolution de l’état émotif des personnages, une tendance à devenir de plus en plus assumés dans la violence et le gore.
Mes livres raccourcissent, aussi. J’aime bien cette idée de plus avec moins…
Peux-tu nous parler un peu de ton nouveau livre?
Émeutes, c’est du Tarantino en plein cœur de Montréal; une histoire racontée de plusieurs points de vue, en boucle, pas toujours de façon chronologique, de façon brutale, souvent dans un vocabulaire cru… Nous sommes dans un futur indéfini, mais proche. Les Canadiens affrontent les Flames dans la finale de la Coupe Stanley. (C’est un roman, je peux écrire ce que je veux!) On se prépare à une mother f&$kin’ émeute de fou. Le roman s’ouvre et se ferme sur Vic, qui flambe ses derniers dollars avec sa fille au match, juste avant de mettre en œuvre son suicide au petit matin. Émeutes propose sept autres histoires entrecroisées avec celle de Vic, comme des dominos, dans lesquels un personnage central se trouve à un carrefour. Une fois que le premier domino tombe, il entraine les autres dans sa chute. Tout se passe donc entre 19 h 4 et à peu près 23 h, dans et autour du Centre Bell. On s’explose, on viole, on se déguise en Jason, on fraude, on assassine à coups de bâtons de hockey, on se fait rouler dessus, des couilles partent en fumée… C’est vraiment très plaisant…Quel est le roman qui a le plus inspiré ton travail d’auteur?
Je suis tombé dans la littérature avec Alexandre Dumas, surtout son Monte-Cristo. Il me reste de ce roman une petite fixation sur l’idée de la vengeance. (Je me suis nourri de Tolkien et ça a peut-être retardé mon incursion dans le monde des auteurs…)
Mais, de façon plus pragmatique, je suis très inspiré par l’œuvre d’Elmore Leonard. J’ai pas mal englouti sa bibliographie… et je trouve qu’il frise le génie. C’est de lui que je poursuis la quête d’être un dialoguiste avant d’être un romancier. Quel superbe moment de lecture quand tu comprends ce qui se passe à l’intérieur à l’aide de ce qui se dit et de ce qui se produit! Par contre, je développe une écriture quand même plus décapante que la sienne. Dans mes romans, quand ça saigne, ça saigne. Il n’y a pas que la balle tirée du révolver, il y a son trajet, les artères qu’elle sectionne et les gens éclaboussés par l’hémoglobine. (Dans ce sens-là, il y a un peu de Senécal, de King et de GRR Martin dans le Verdier.)
Tu visites une librairie imaginaire et tu trouves le livre de tes rêves. De quoi parle-t-il?
Il s’y passe plein de choses, il foisonne, il me fait rire et me fait pleurer. Je pense que c’est du roman historique, au début, mais il s’avère être bien plus que ça. Peut-être que c’est en fait de la science-fiction. Je pense savoir qui est le personnage principal, puis l’auteur m’en propose un autre. Le monde dans lequel l’histoire se déroule ressemble au nôtre, mais a bifurqué quelque part. Il est écrit au présent, sans flafla. Il y a plusieurs tomes, rassemblés dans un gros volume, et son auteur est encore vivant… on peut espérer de la continuité. Je me rends compte que sa photo est en fait la mienne, volée sur le Web.
En quelques lignes, imagine une scène d’horreur. (Attention cher Éviscéré, ça pourrait faire mal!)
Quand ma femme me réveille, j’ai la sensation que mon cerveau est traversé par des tiges chauffées à blanc. Je n’aurais pas dû boire le reste du gin avant de rejoindre ma tendre moitié au lit. Du bon Hendrik’s, en plus… bu au goulot, pratiquement gaspillé. D’un autre côté, je ne serais probablement pas arrivé à m’endormir sans une copieuse dose de fort.
« Le petit pleure, Vic, c’est ton tour… Vas-y avant qu’il réveille l’autre. » L’autre, c’est Clara. Une fois réveillée, il n’y plus rien à faire avec elle. Rien. Une princesse de six ans, gâtée, pourrie. On l’appelle Belzébuth dans son dos, c’est pour rire, évidemment.
Le plancher est instable sous mes pieds, je m’accroche au chambranle de la porte pour ne pas tomber. Je parviens enfin au lit du bébé. Il pleure comme si on lui brisait les os un à un. Merde. Au moins, la porte de la chambre de Clara est toujours fermée. Je le prends dans mes bras. Il se calme un peu. Vite, direction le rez-de-chaussée lui préparer son biberon — la lumière est déjà allumée, tant mieux, j’ai dû oublier. La deuxième marche est gluante sous mon pied nu. Gluante, froide et glissante. Je perds l’équilibre. Le crâne du bébé se déforme et craque lorsqu’il se trouve coincé entre le palier et mon épaule. Les pleurs cessent. Le souffle coupé, j’ouvre les yeux l’un après l’autre.
Assise dans le salon, Clara me sourit. Elle mange le reste de son pouding à la vanille avec les doigts en faisant tourner la bouteille de gin sur la table à café. Je vomis dans les marches. Clara se met à rire.
C’est tout pour ce Éviscération, à bientôt!
Frédéric Raymond, éditeur
La Maison des viscères
Éviscération 017 — Relaxer avec un bon livre d'horreur
Qu’est-ce qui est orange et poilu, qui pue le smoked-meat et qui détruit tout sur son passage? Non, ce n’est pas Donald Trump, c’est un y’i:hoopi!
Relaxer avec un bon café et un livre d’horreur
Avez-vous vu les tasses de La Maison des viscères? Peintes à la main par les artisans de La Petite Maison (elle n’a pas de viscères celle-là), elles ont été produites à une vingtaine d’exemplaires il y a quelques années. Il en reste trois. Si vous voulez cet objet unique, premier arrivé, premier servi : https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=SQH9NFLYZB5W2
Et pour la lecture? Agonies est de retour avec une mise en page améliorée. Oui, oui, un magnifique livre de poche avec des vignettes en couleur à l’intérieur! Il n’est pas recommandé de le lire en mangeant, mais avec un thé ou un café, ce sera parfait. Si vous l’achetez en même temps que la tasse, vous économisez sur les frais de livraison. Cliquez ici pour l’ajouter à votre panier.
Pour quand du nouveau Clive Barker?
Un livre de Clive Barker intitulé Scarebaby a été listé sur Amazon pour 2018. De quoi s’agit-il? Toutes les hypothèses sont bonnes. Mais le mot Scarebaby apparait dans un poème du premier livre de la série Abarat…
L’éditeur a lu… Troupe 52, de Nick Cutter
Une troupe de scouts va camper sur une ile isolée. Ça commence à saigner quand un homme infecté par des vers parasites accoste sur l’ile. Vous imaginez déjà la suite, n’est-ce pas? Un livre sanglant, mais troublant d’humanité. Je vous le recommande chaudement.
L’éditeur a lu… Garth Ennis présente Hellblazer, tome 1, de Garth Ennis
Connaissez-vous Constantine, le détective de l’étrange alcoolique et nicotinomane? Ce volume compile les numéros 41 à 56 de la série Hellblazer, soit la première partie de séquence écrite par Garth Ennis. Une lecture envoutante qui m’a fait découvrir les racines du personnage culte.
Dans les coulisses d’Éviscération
Sur mon blogue personnel, j’explique la stratégie derrière Éviscération. Eh oui, une infolettre, ce n’est pas juste pour le fun!
http://www.fredericraymond.com/2017/01/bilan-marketing-2016-de-la-maison-des.html
À bientôt, chers éviscérés!
Relaxer avec un bon café et un livre d’horreur
Avez-vous vu les tasses de La Maison des viscères? Peintes à la main par les artisans de La Petite Maison (elle n’a pas de viscères celle-là), elles ont été produites à une vingtaine d’exemplaires il y a quelques années. Il en reste trois. Si vous voulez cet objet unique, premier arrivé, premier servi : https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=SQH9NFLYZB5W2
Et pour la lecture? Agonies est de retour avec une mise en page améliorée. Oui, oui, un magnifique livre de poche avec des vignettes en couleur à l’intérieur! Il n’est pas recommandé de le lire en mangeant, mais avec un thé ou un café, ce sera parfait. Si vous l’achetez en même temps que la tasse, vous économisez sur les frais de livraison. Cliquez ici pour l’ajouter à votre panier.
Pour quand du nouveau Clive Barker?
Un livre de Clive Barker intitulé Scarebaby a été listé sur Amazon pour 2018. De quoi s’agit-il? Toutes les hypothèses sont bonnes. Mais le mot Scarebaby apparait dans un poème du premier livre de la série Abarat…
Scarebaby, Scarebaby,Pour les lecteurs francophones, Bragelonne rééditera en mars le classique Imagica. Une œuvre magistrale de merveilleux horrifique.
Where do you run?
Out in the graveyard,
To have you some fun?
L’éditeur a lu… Troupe 52, de Nick Cutter
Une troupe de scouts va camper sur une ile isolée. Ça commence à saigner quand un homme infecté par des vers parasites accoste sur l’ile. Vous imaginez déjà la suite, n’est-ce pas? Un livre sanglant, mais troublant d’humanité. Je vous le recommande chaudement.
L’éditeur a lu… Garth Ennis présente Hellblazer, tome 1, de Garth Ennis
Connaissez-vous Constantine, le détective de l’étrange alcoolique et nicotinomane? Ce volume compile les numéros 41 à 56 de la série Hellblazer, soit la première partie de séquence écrite par Garth Ennis. Une lecture envoutante qui m’a fait découvrir les racines du personnage culte.
Dans les coulisses d’Éviscération
Sur mon blogue personnel, j’explique la stratégie derrière Éviscération. Eh oui, une infolettre, ce n’est pas juste pour le fun!
http://www.fredericraymond.com/2017/01/bilan-marketing-2016-de-la-maison-des.html
À bientôt, chers éviscérés!
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